Repli limité du pétrole à New York

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« Comme attendu, la Chine a augmenté ses taux. On aurait pu voir une réaction (des prix du brut) plus marquée à la baisse, mais celle-ci avait déjà eu lieu vendredi dernier quand les Chinois ont commencé à indiquer qu’ils allaient le faire », a expliqué Phil Flynn, de PFG Best Research.

La banque centrale chinoise a annoncé officiellement une nouvelle hausse de 50 points de base, à 18%, du taux de réserves obligatoires des banques, afin de lutter contre l’inflation. Les velléités de la Chine de ralentir son économie font craindre pour la demande en pétrole, dont le géant asiatique est l’un des principaux moteurs.

« La Chine est le deuxième consommateur de pétrole dans le monde et représente le pays dont la croissance de la demande est la plus importante », a rappelé Bart Melek, de BMO Capital Markets.

Toutefois, ce type de mesures de resserrement monétaire n’était pas le plus radical.
« Les inquiétudes sur le fait que la Chine pourrait relever ses taux d’intérêt persistent, ce qui serait plus grave », mais avant le week-end les investisseurs ont préféré ajuster leurs positions, a noté Bart Melek.

Les investisseurs étaient préparés à une telle annonce en provenance de Chine. Il y a une semaine, les prix avaient commencé à chuter sur fond de spéculations de relèvement des taux, abandonnant plus de 7 dollars en quatre séances avant de rebondir nettement jeudi.

L’autre problème sur lequel le marché s’était concentré, les difficultés budgétaires de l’Irlande, semblait s’acheminer vers une solution.
Des experts européens et du FMI sont entrés vendredi à Dublin dans le vif de négociations, qui pourraient durer au moins deux semaines, sur un vaste plan de secours destiné à assainir les banques irlandaises.

 

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