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Sentant le vent de la discorde tourner une nouvelle fois sur son équipe, le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, a préféré attendre le retour du souverain au pays avant de poursuivre ses discussions en vue de procéder à des changements dans l’architecture du gouvernement.
El Othmani espère donc recevoir des signaux pour remplir les quatre postes vacants, chose qui lui paraissait aisée au départ mais qui s’est avérée très compliquée. En effet, la formation du Mouvement Populaire, exige non seulement de conserver le grand ministère de l’éducation et l’enseignement, mais en plus, récupérer celui de l’habitat, l’urbanisme et l’aménagement, ne serait-ce qu’en partie avec un secrétariat d’état.
Le secrétaire général du Mouvement Populaire fait monter les enchères actuellement et menace de rejoindre l’opposition si ses demandes ne sont pas satisfaites.
Un autre obstacle a été posée par l’USFP qui souhaiterait, exigerait même, de se voir confier le ministère de la justice pour son chef, Driss Lachgar, au moment où le RNI songe à faire nommer Mohammed Aujjar, l’actuel détenteur de ce portefeuille, au nouveau ministère des affaires africaines.
Alors pour tenter de trouver une issue à ces risques d’éclatement de sa majorité, le chef du gouvernement a choisi de prendre conseil auprès du palais pour ne pas avoir à s’embourber dans une crise qui ressemblerait à celle qui a valu son poste à son prédécesseur.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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