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Après un très long sommeil qui a poussé les syndicats à affûter leurs armes et descendre dans la rue au pire moment des relations avec un Benkrane, chef du gouvernement précédent, très remonté contre les centrales et jamais ouvert à leurs proposition ni à leur demandes répétées d’augmentations de salaires. En sera-t-il de même avec son successeur, El Othmani, qui se mettra à table, pour la première fois, avec les chefs des syndicats les plus importants du pays dont les bras seront chargés de dossiers de revendications dont le contenu reste inchangé. Droits de grève en tête, augmentation des salaires, baisse des retenues sur les salaires, l’Igr, la représentation syndicale dans les entreprises, et la création d’emplois…la litanie est longue mais le point d’orgue reste l’assouplissement de la position du gouvernement en faveur beaucoup plus des salariés que le patronat, qui se voit déjà reprocher d’avoir été privilégié par le précédent gouvernement. Le chef de gouvernement a déjà préparé les syndicats à sa réponse puisque, en recevant la CGEM et sa présidente, Myriam Bensalah Chaqroun, El Othmani aurait confié poursuivre ses relations avec le patronat sur la même ligne que son prédécesseur. raison pour laquelle, la principale centrale syndicale de l’UMT promet par avance et avant le 9 octobre, des journées difficiles de grèves perlées, dès la rentrée politique, soit dès le lendemain de la reprise du dialogue social.

Par Jalil Nouri

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