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Résultats de l’enquête NOVO NORDISK/IPSOS HEALTH CARE sur la prise de conscience des risques du diabète dans la région MENA

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Cette étude, réalisée auprès des populations (atteintes et saines) et des spécialistes dans 10 pays de la région, est déterminante dans la suite du combat contre cette maladie chronique qui touche aujourd’hui environ 26,6 millions personnes dans la zone MENA, avec des prévisions encore plus alarmantes (le double d’ici 2030). L’enquête dont les conclusions ont été présentées pour la première fois au MENA Diabètes Leadership Forum en décembre dernier, révèle le danger que représentent la méconnaissance de la maladie, de ses causes, le manque cruel de prise de conscience des risques et complications par les populations de la région MENA. Sur le registre de la prise de conscience, le Maroc fait figure de « bon élève » de la région, bien que le combat contre la maladie soit loin d’y être gagné.

Consciente que c’est avec des données récentes qu’on peut poursuivre efficacement le combat contre le diabète, surtout dans les régions à fort taux de prévalence, Novo Nordisk a mandaté IPSOS HEALTH CARE pour mesurer le niveau de prise de conscience et de considération de la maladie  afin de poser les outils de lutte efficaces. L’éducation et la prévention sont des passages obligés dans la lutte contre le diabète, mais ne sauraient être réussi sans une bonne appréhension des manquements en termes d’information sur le terrain.  

« Comprendre comment les populations de la région prennent cette épidémie chronique et c’est déjà savoir comment les conscientiser face au risque qu’elle représente», souligne M. Eric REURTS, Directeur Général de NOVO NORDISK. L’enquête a permis de « tâter le pouls » des populations de 10 pays de la région MENA en termes de prise de conscience par rapport aux dangers et risques liés au diabète, dans une région où le taux de prévalence est de 20% (25% dans les pays du Moyen-Orient).  Six pays de la région MENA sont parmi ceux du monde qui ont le plus haut taux de prévalence : Bahreïn, Egypte, Koweït, Oman, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis. L’on estime à 1,5 million de personne le nombre de personne souffrant de diabète au Maroc, soit 8,3% de la population. Si des efforts considérables ne sont pas consentis pour contrecarrer l’avancée de la maladie, ce chiffre passera à 2,6 millions en 2030 soit 9,8% de la population.

L’enquête menée du Maroc en Arabie Saoudite, en passant par l’Algérie, l’Egypte, l’Iran, l’Irak, la Jordanie, le Liban, la Tunisie et les Emirats Arabes Unis révèle, en effet, jusqu’à quel point  le diabète reste une maladie méconnue et pas prise à la mesure du danger qu’il représente.

Un niveau de prise de conscience inquiétante dans la région. Et le Maroc « pas si mauvais élève »

L’enquête révèle globalement un niveau dans la prise de conscience et la considération des risques du diabète très faible dans la région.  Entre méconnaissance, désinformation, manque de moyens et  «idées reçues» ou considérations, la maladie connait des fortunes diverses dans chacun des pays de la région, même si certains – il faut le reconnaitre – consentent des efforts considérables ces dernières années. Seuls 40% des personnes interrogées dans la région connaissent vraiment les causes et risques réels de la maladie, contre 41% au Maroc. Le niveau de connaissance par rapport au diabète est plus élevé en Egypte (54%) et plus faible en Iran (21%).  88% des populations interrogée dans les 10 pays disent inquiets de la progression quelque peu angoissante de la maladie dans la région. Toutefois, 56% des personnes sondées dans la région classent le diabète parmi les maladies dont la prise en charge doit être prioritaire.  Un avis partagé par 82% des Marocains interrogés.

44% des Marocains interrogés et ayant un taux de sucre élevé dans le sang, reconnaissent n’avoir jamais effectué le dépistage du diabète avant leur maladie. Une réalité partagée par la quasi-totalité des pays de la région MENA et qui pourrait être amputée à la question de sensibilisation, d’information.  Il y a un réel besoin d’éducation, selon 47% des personnes interrogées pour sensibiliser les gens au dépistage en leur fournissant les informations nécessaires.

L’enquête révèle une diversité d’explications concernant la progression du diabète dans la région :

·         21% des gens interrogés parlent de manque d’informations

·         20% contextualisent l’avancée de la maladie par des contraintes d’ordre socio-économiques

·         15% la mettent sur le compte de l’énervement  

·         11% l’expliquent par un problème d’équilibre alimentaire

·         11% l’attribuent à une question d’ordre génétique

·           4% la mettent sur le compte du manque d’exercice et du vieillissement

·         2% pensent que c’est lié à l’habitude de consommation et l’âge

L’étude ne pouvait occulter les questions récurrentes concernant la pratique du sport et le jeûne chez les diabétiques. Pour être complète, l’enquête réalisée sur des pays à majorité musulmane, ne pouvait passer sous silence la dualité «Diabète & Ramadan» à propos de laquelle les avis sont toujours partagés. En effet, 31% des personnes interrogées au Maroc croient en  la conciliation de la maladie avec le jeûne. Au niveau régional, ils sont 41% pour et 38 contre. 22% ont préféré ne pas se prononcer en faveur ou contre la conciliation entre les deux. En ce qui concerne la pratique du sport, 75% des réponses marocaines tablent sur l’inaptitude du diabétique contre 89% en Iran (le plus élevé) et 19% au Liban (le plus bas).

La méconnaissance du diabète est flagrante à la considération des réponses générales émanant des questions relatives aux causes et risques de contagion de la maladie. La majorité des personnes interrogées sont convaincues que le diabète est à l’origine des rhumatismes, de la cécité, des amputations et des problèmes d’hypertension. Ils sont 18% des Marocains questionnés à penser que le diabète est contagieux, contre 8% en moyenne la région MENA. Cette considération est beaucoup plus ancrée en ’Algérie (31%). En Egypte par contre seul 1%  le pense. Pas moins de 67% des marocains interrogées sont convaincus que le diabète ne peut être inhérent aux problèmes de circulation, contre 58% dans la région en général et 70% en Iran, 19% en Egypte et en Tunisie en particulier. Le diabète peut être à l’origine des maladies cardiaques, selon 39% des personnes interrogées  (80% en Iran à 18% au Liban). Une thèse que semble étayer les réponses de 50% des diabétiques interrogés, tous souffrant également de maladie cardio-vasculaire, une des causes importantes de décès chez les patients. Ils sont 55% à croire que le diabète peut mener à la paralysie dans la région et 48% au Maroc.  50% sont convaincus de la stigmatisation du diabète. « Un état de fait sur fond de méconnaissance, de désinformation et de manque d’éducation qui gêne plantureusement la lutte et favorise la progression de la maladie dans la région », analyse le Professeur Jamal BELKHADIR, spécialiste d’endocrinologie.

Si les avis ont été divers la plus part du temps, la majorité des interrogés s’est toutefois accordée sur  les conditions lutte contre le diabète de Type 2. L’efficacité selon eux, réside avant tout dans une alimentation équilibrée. « Dans la prise de conscience du risque des différents types de diabète, le Maroc demeure un assez bon élève comparé aux autres pays de la région », estime le Professeur Jamal BELKHADIR.

Aujourd’hui, de plus en plus de populations sont éduquées et sensibilisées à la maladie sous toutes ses formes (symptômes, facteurs de risque, diagnostique, prise en charge….). 68% des personnes interrogées reconnaissent que le risque d’atteinte du diabète est plus élevé si la personne n’est pas avertie à temps, tandis que la moyenne dans la région MENA est de 79%. L’enquête révèlent également, selon 68% des interrogés au Maroc, que les enfants diabétiques et fils de diabétiques (héréditaires ou non) sont plus exposés. L’avis est partagé par 72% des personnes interrogées dans la région MENA. Selon 78% des Marocains et 75% de l’ensemble des populations du MENA interrogées, le diabète est l’affaire des personnes âgées.

Le manque de ressources et de moyens est revenu à plus d’une fois dans le l’enquête rappelant à chaque fois l’épineuse question d’importance à l’égard de la maladie dans la répartition des budgets de santé. En effet, 56% des interviewés dans la région et 61% au Maroc déplorent un manque de ressources éducatives destinées aux personnes souffrant de diabète. La prise en charge par les autorités sanitaires et politiques est jugée insuffisante par 66% des personnes interrogées au Maroc et globalement 54% dans le Moyens Orient et en Afrique du Nord. La qualité des soins est également passée à la trappe, avec 55% des sondés de la région et 64% au Maroc qui la trouvent insatisfaisante. L’accès aux soins demeurent ainsi donc pour les diabétiques – et on ne le dira jamais assez – un véritable sésame selon 64% de l’ensemble des sondés et 44% des marocains interrogés.

Les pays de la région peuvent mener à succès le combat contre le diabète, selon la Fédération Internationale du Diabète et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), si toutefois ils parviennent à accroitre leur budget de santé en général et de soins de santé en particulier. On estime en 2010, les dépenses de soins de maladies liées au diabète à 5,5 milliards de dollars US (43 milliards de dirhams), soit 14% budget global de soins de santé de la région MENA. Un chiffre réparti  en moyenne à 2. 960 Dollars US (23 093,33  Dh) au Qatar à 24 dollars US (187,24 Dh) au Pakistan, en coût de prise en charge par personne, selon les variations des économies par pays. Au Maroc le budget de dépenses en soins de santé est estimé à 207 millions de dollars (1,6 milliard de dirhams) en 2010, soit 12% des dépenses totales de Santé du Royaume. Ce budget devrait en principe évoluer à 356 millions de dollars US (2,7 milliard de dirhams). L’OMS évalue les coûts directs de soins de santé de maladies liées au diabète entre 2.5% à 15% du budget annuel des soins de santé des pays de la région.  Il table sur  une évolution foncière des dépenses de santé à 490,1 milliards de dollars (3 823 milliards de dirhams) en 2030 pour une meilleure prise en charge en matière de santé.

A propos de l’enquête

Cette enquête a été réalisée par IPSOS HEALTH CARE  sur demande de NOVO NORDISK. Elle a été menée dans le courant de l’année 2010 auprès des populations de 10 pays de la région MENA : Algérie, Egypte, Iran, Irak, Jordanie, Liban, Maroc, Arabie Saoudite, Tunisie et Emirats Arabes Unis. Elle a été réalisée à travers 3000 entrevues.

A propos d’IPSOS

Ipsos est une entreprise internationale spécialisée dans les études et sondage. Cinquième groupe mondial des études, Ipsos est une société indépendante, contrôlée et dirigée par des professionnels des études. Ipsos est aujourd’hui leader des études pour comprendre le monde. Il est  implanté dans 66 pays où il emploie globalement plus de 9000 salariés. Ipsos est une entreprise multispéciliste qui réalise des études marketing, des études publicitaires, des études médias, contenus, nouvelle technologie, des études & sondages d’opinions, des études de relations clients et management d’entreprise.

A propos de Novo Nordisk

Novo Nordisk, leader mondial dans le traitement du diabète. NOVO NORDISK est une entreprise de santé, spécialisée dans la recherche, la fabrication et la commercialisation de produits pharmaceutiques. Basé au Danemark, Novo Nordisk emploie environ 26 300 personnes dans 80 pays et commercialise ses produits dans 179 pays. Depuis plus de 80 ans, Novo Nordisk développe et met à la disposition du corps médical et des patients des produits et des services qui : répondent à leurs besoin, améliorent la qualité de vie et facilitent la prise en charge. Outre le développement de produits de traitement du diabète les équipes de Novo Nordisk conduisent des programmes de recherche dans des domaines ou le savoir-faire du laboratoire peut faire la différence. L’hémostase, les troubles de la croissance et le traitement de la ménopause constituent les autres domaines de compétence de Novo Nordisk. Les actions de catégorie B de Novo Nordisk sont inscrites aux bourses de Copenhague et Londres. Ses certificats américains d’actions étrangères sont cotés à la Bourse de New York, sous le symbole NVO. Pour plus d’informations, veuillez consulter www.novonordisk.com

 

 

Globus Media pour actu-maroc.com  _________

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