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Après un premier report de sa visite qui avait fait couler beaucoup d’encre il y a quelques mois et qui avait suscité des interprétations inquiétantes pour l’avenir entre les deux pays, le premier ministre tunisien arrive au Maroc pour un séjour officiel de deux jours destiné à tourner la page du malentendu et repartir avec de bonnes résolutions et de meilleures dispositions.
A l’origine de ce différend ; il y a lieu de citer le trop visible rapprochement entre l’Algérie et la Tunisie qui menaçait de faire sortir de sa neutralité le pays de Bourguiba dans le conflit du Sahara suite à un forcing intense de la part d’Alger qui souhaitait remettre en cause les équilibres existants pour changer la donne stratégique dans toute la région.
Son échec dans cette tentative, toujours patent, c’est illustré une nouvelle fois la semaine dernière lors de la réunion à Tunis des ministres des affaires étrangères de l’Union du Maghreb Arabe, l’UMA, à l’occasion de son trente troisième anniversaire; un organisme dont l’existence et le développement a toujours été hypothéqué par les positions algériennes.
Au moment où la Tunisie a le plus besoin de stabilité, tout comme la Libye du reste, pays menacés le plus par le terrorisme, son chef du gouvernement ne pourra que compter sur l’appui du royaume et profiter de son expérience réussie en la matière.

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