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En fin tacticien et partisan de la « réalpolitik », le chef du gouvernement a beaucoup mis de l’eau dans son vin, si l’on peut dire, en faisant des cadeaux aux syndicats pour s’acheter leur retour à sa raison avant les élections pour lui permettre de faire le plein lors du prochain scrutin du mois d’octobre prochain.

En lâchant du lest sur l’une de leurs principales revendications, à savoir la baisse de l’impôt sur le revenu, en attendant d’autres concessions qu’il a promis de faire, le leader islamiste et chef de l’exécutif est le premier à montrer que le dialogue social a du bon après l’avoir boycotté durant une longue période pour réduire la marge de manœuvre des syndicats en voulant affaiblir leur force de mobilisation. Mais ces derniers ne sont pas dupes et sont prêts à jouer le jeu jusqu’au bout pour obtenir un maximum de concessions de la part du gouvernement après être montrés leur colère à son égard et promis de lui faire payer cher, électoralement parlant, son épris et son refus de tout dialogue avant l’actuel déblocage qui fait suite à plusieurs épreuves de force dans la rue.

Le chef du gouvernement peut désormais compter sur une période d’accalmie providentielle jusqu’à la tenue des élections en octobre et capitaliser sur tous ces précieux résultats acquis en quelques heures autour d’une table avec les principaux syndicats du pays.

Par Jalil Nouri

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