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Ce lundi 19 septembre s’est effectué sans encombres aux quatre coins du pays, comme les années précédentes, sans qu’aucun changement majeur n’apparaisse à l’horizon pour des élèves las de vivre les mêmes difficultés d’apprentissage et qui se demandent toujours à pareille date s’il existe un intérêt réel à rester sur les bancs de classe avec de tels programmes.

Pas de réforme de l’enseignement en perspective et des mesurettes insignifiantes pour donner un espoir aux élèves que le meilleur est à venir et qu’il faut savoir patience garder. Mais qu’espérer de plus dans un si sombre environnement. Des classes surchargées à souhait avec l’annonce pour cette année scolaire, par des sources bien informées, de classes dans certaines régions comprenant jusqu’à 70 élèves alors qu’il reste rare d’en trouver à moins de 50 inscrits dans des coins où pourtant, le taux de déscolarisation est trop fort, preuve que rien n’est fait pour endiguer ce fléau qui promet les chances d’avenir meilleur de la jeunesse marocaine.

Un phénomène aggravé par le manque de personnel enseignant qui préfère aller vers le privé après avoir bénéficié d’un départ volontaire de la fonction publique contre de fortes indemnités, une bizarrerie marocaine, qui a appauvri le corps enseignant.

Pour coiffer le tout, est-il utile de rappeler l’insalubrité, le manque d’hygiène et le  confort qui poussent plus d’un à quitter l’école publique pour aller vers le privé quand les finances de sa famille le permettent, ou à se retrouver dans la rue dans le cas contraire. Le débat est loin de s’achever.

Par Jalil Nouri

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