Retour sur Le championnat national de football pour oublier la débâcle...

Retour sur Le championnat national de football pour oublier la débâcle des Lions de l’Atlas en coupe d’Afrique

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Face aux Rbatis qui mènent le bal, les paris sont ouverts pour savoir qui du Raja, WAC, MAS, MAT ou DHJ peut aller chercher le FUS. Ce sera très difficile de surclasser les Fathis, car si ces derniers arrivent à la trentaine de points lors de la phase retour ils seront intouchables.
La lutte pour le maintien n’est pas en reste, car des invités surprises vont se mêler à la course au maintien, à savoir l’OCK, Safi, et  FAR en compagnie des traditionnels reléguables : KAC, WAF, HUSA, CODM, JSM et IZK… Mise au point.

Le FUS sur sa lancée

Imperturbables, les Rbatis continuent sur leur lancée. En quelques semaines, Sellami a fait du FUS une moissonneuse – batteuse qui écrase tout ou presque sur son chemin. Avec une défense intraitable, une régularité écœurante et une attaque remarquablement opportuniste, les Rbatis ne lâchent rien et perdent très peu de points.
Résultat des courses : il sera très dur d’aller chercher le FUS cette saison car l’équipe qui veut être championne devra réussir au moins 40 pts sur les 45 possibles.
Aussi, le titre semble-t-il promis au club de la capitale qui devrait être sacré champion pour la première fois de son histoire, sauf surprise ou catastrophe. Mais, apparemment, rien ne semble pouvoir arrêter les Rbatis, même pas les erreurs d’arbitrage !
En bon tacticien, Sellami gère les matchs un par un et il a l’air capable d’aller jusqu’au bout.

Le Raja, rêve de grandeur et petit football..

Déjà l’année passé, le Raja n’avait pas été un beau champion, en plus d’une coupe africaine complètement ratée avec aucune victoire en 6 matchs. Mais les Rajaouis ont cette faculté d’enchaîner les victoires sans vraiment jouer un grand football. Pour la course au titre, le Raja n’a plus de choix car il doit réaliser un parcours sans faute pour espérer rattraper les huis points d’avance que compte le FUS. Les Casablancais sont là, mais pour l’instant on attend toujours que Bertrand Marchand nous sorte un grand Raja.

Le MAT, n’a peur de rien !

Si on peut reprocher au MAT d’être l’équipe qui a le plus profité des erreurs d’arbitrage les plus flagrantes (car il y en a qui passent complètement  inaperçues), il faut en contrepartie reconnaître que les nordistes ont le fond de jeu le plus séduisant de la Botola.
Ce qui est magnifique, c’est que le MAT n’a révélé son talent que lorsque l’année dernière il avait été obligé d’aligner son équipe juniors après que la majorité des titulaires aient choisi d’abandonner la barque avant la fin de la saison. Comme quoi à malheur, il y a toujours quelque chose de bon.
Cependant, les protégés  de Aziz Amri ont une barrière psychologique qu’ils n’arrivent pas à franchir car ils sont franchement impuissants dès qu’ils jouent contre les clubs Casablancais.
Allez, encore un petit effort et le MAT fera très mal surtout que dans leur remarquable ascension, les Tétouanais  n’ont plus qu’un seul palier à franchir afin de faire définitivement partie des grands au lieu de jouer les troubles – fête à n’en plus finir..

Les Etats d’âme du Wydad..

Les Etats d’âme du Wydad n’en finissent  plus. On peut comprendre que la défaite en finale de la champions League ait laissé des traces, mais les Rouges auraient dû s’en remettre au plus vite. Une équipe professionnelle aurait mis 24 heures pour digérer sa défaite et 24 h de plus pour en analyser les causes surtout qu’il n’y a rien d’humiliant à perdre devant l’Espérance de Tunis. Par la suite, non seulement les joueurs ont préféré  le rôle de la vierge offensée mais dans l’entourage du club, comme pour laver l’affront, on a mis la pression sur Decastel le poussant à la démission quitte à repartir à Zéro !!
Franchement, c’est comme cela qu’on rate bêtement une saison surtout lorsqu’on lâche les joueurs du calibre  de Allioui !!
Justement, le Wydad a besoin d’un patron sur le terrain et d’un entraîneur qui sait parler aux joueurs afin de leur donner confiance en eux.
Aux dernières nouvelles, Benito Floro serait en train de prendre des cours d’arabe. Alors, Wait and see !!

Le MAS : deux titres, ça suffit !?

Cette saison, le MAS est la preuve flagrante que les clubs marocains sont incapables de jouer sur trois fronts. Le fait de courir trois lièvres à la fois a mis Rachid Taoussi devant le dilemme de ménager ses troupes pour la Coupe d’Afrique et donc de lâcher du lest en championnat.
Mais remarquez qu’avec deux couronnes gagnées en décembre dernier, le MAS a de quoi respirer car c’est quand même mieux  que de jouer sur trois fronts et se retrouver bredouille en bout de compte.
Ainsi, en perdant  une bonne quinzaine de points lors de la phase aller les Fassis ont certainement laissé passer leur chance cette saison car même en alignant une série incroyable de victoires, les calculs ne sont pas du tout en leur faveur. C’est quand même dommage car le MAS a le volume de jeu le plus impressionnant du pays et cette équipe mérite d’être championne depuis l’année dernière déjà… même si chez nous le titre ne se gagne pas au mérite.
Le MAS va fatalement se concentrer  sur les prochaines échéances africaines et là, un renfort d’attaquants véritables n’aurait pas été superflu.

DHJ, les Doukkalis en méforme..

Cette saison, le DHJ n’a plus rien à voir avec la fringante équipe qui avait été championne d’automne
Comme  par désenchantement, les Jdidis ont perdu leur joie de jouer, leur méforme est évidente et leurs résultats décevants. Le DHJ n’a plus rien à espérer cette saison si ce n’est de préparer la relève car apparemment une page est tournée et un nouveau cycle devrait débuter pour les Doukkalis..

CRA : Houceïma ne tremble pas !

Après un tonitruant début de championnat, le CRA peine à continuer sur sa lancée. Les Nordistes vont avoir un mal à suivre le rythme car chaque semaine ils ont de très longs déplacements et une fatigue récurrente. Houceïma ne tremble pas cependant et pratique un football très séduisant avec une très intéressante pépinière des jeunes du crû qui n’ont pas du tout froid aux yeux.
Le CRA est incontestablement l’une des attractions du championnat  et cela est bonifiant pour une Botola qui est prisonnière de ses vieilles habitudes.

CODM : savoir raison garder !

Après un excellent début de championnat et un parcours honorable en Coupe du Trône, le CODM subit les excès de son public qui se déchaîne un peu trop. Après avoir retrouvé l’élite, les Meknassis auraient dû accepter sportivement leur défaite en finale contre le MAS au lieu de jouer les justiciers.
Avec toute l’énergie perdue, le CODM doit sauver sa saison, car le fait d’avoir retrouvé son public et son football n’est pas une mince affaire. Tout le reste….

Les FAR se cherchent..

Après avoir été une équipe fantôme et franchement de moyen standing la saison passée, les FAR flirtent avec la zone rouge et ont du mal à retrouver leur joie de jouer. La belle est fringante équipe militaire qui faisait trembler tout le pays n’est qu’un lointain souvenir que le public des FAR attend de renaître.
Les militaires ont pour eux à l’opposé du FUS, le soutien inconditionnel de leurs fans. Et cela, ce n’est pas rien..

Le WAF de Roessly a belle allure..

Le WAF de Charles Roessly a très belle allure et le technicien suisse a métamorphosé cette équipe. Face au WAC samedi dernier, les Fassis ont été épatants sur tous les plans du jeu. S’ils arrivent à se concentrer  davantage lors des fins de match où ils ont tendance à ne pas garder le ballon, les joueurs du WAF sont capables d’épargner à leurs supporteurs une fin de saison Hitckokienne comme ils l’ont fait ces dernières saisons…

KAC, rien de nouveau au Sebou…

Rien de nouveau au Sebou et la même rengaine se suit et se ressemble chaque année : un entraîneur  pour l’aller, un autre pour le retour, Doumou qui s’en va, Doumou qui revient, les autorités qui tournent le dos au club et le stade qui est toujours plein à craquer.
C’est certain, le KAC mérite mieux et il n’y a qu’à voir la joie de jouer des jeunes Kénitréens et leur amour du maillot pour constater que c’est regrettable que chaque saison le KAC joue sa place parmi l’élite jusqu’à la dernière seconde de la trentième journée.

OCS : le ciel est tombé sur la tête des Safiots..

Avec OC Safi c’est toujours du quitte on double, il n’y a jamais de demi-mesures, car soit les Safiots jouent le titre, soit ils sont en queue de peloton.
On peut penser que Skitioui, le philosophe de notre Botola, a perdu sa magie mais c’est quand même incroyable comment une équipe peut perdre son jeu et sa discipline en quelques semaines seulement. Après avoir perdu ou vendu leurs meilleures joueurs, et effectué des recrutements malheureux, les dirigeants Safiots ont eu au moins le mérite de garder Skitioui contre vents et marées. Et le public de Safi le leur a bien rendu.

HUSA, les Soussis  pour le meilleur et le pire..

Le HUSA lui aussi a cette fâcheuse habitude de libérer ses meilleurs joueurs quitte à dégarnir l’effectif. Mais le jeu en vaut bien la chandelle car les espoirs Soussis sont toujours surprenants.
Capables du meilleur comme du pire, le Hassania a des problèmes dès qu’il manque de compétition. Le club phare du Souss aurait dû décoller il y a longtemps, et l’on se demande quelle force
« «invisible  »tire fatalement le HUSA vers le bas !?

IZK, les Zemmouris version Eddars..

l’IZK version Eddars joue très bien au ballon, mais avec un effectif très limité cette équipe est condamnée à jouer sa place en Botola-Pro, car d’un standing très moyen les Zemmouris auront surtout beaucoup de mal à éviter la relégation. Comme les points sont très chérs, les confrontations avec les concurrents menacés seront déterminantes. Moralité : lorsqu’on vend tous ses joueurs au MAS, FUS et FAR, on reste fatalement l’un des maillons faibles du championnat.

JSM, des incessants aller-retour vers Laâyoune..

On a l’impression que le véritable mérite de cette équipe est celui d’exister et de se maintenir parmi l’élite. Du fait de déplacements trop éreintants,  et d’un effectif fait de seconds couteaux, la Jeunesse Massira à l’instar du HUSA ou de l’IZK, mériterait une palme rien que pour avoir développé le football du crû dans une région éloignée des projecteurs..

OCK, l’indigestion..

Après avoir craché dans la soupe lorsque Youssef Mrini avait  terminé quatrième la saison passé, les phosphatiers sont en pleine indigestion puisqu’ils sont lanterne rouge. Chose qui ne leur est pas  souvent arrivé souvent ces dernières saisons. Là aussi, les transfert hâtifs et les recrutement hasardeux ont fait des dégâts. D’habitude, les dirigeants de l’OCK ont des plans sur 3 ou 4 ans, là ils se sont franchement plantés…
Et Youssef Mrini a tout a fait raison lorsqu’il crie à qui veut bien l’entendre que les clubs doivent évaluer leurs prétentions en championnat.

Hafid FASSI FIHRI
Email : hafid.ff@gmail.com______________

 

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