Retrait américain d’Irak: Obama marque la fin symbolique des opérations de combat

Retrait américain d’Irak: Obama marque la fin symbolique des opérations de combat

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Depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, M. Obama va s’adresser à ses compatriotes lors d’un discours télévisé à partir de 20H00 (minuit GMT). Auparavant, il se sera rendu dans une base militaire du Texas (sud), afin de rencontrer des soldats. Son vice-président Joe Biden effectue de son côté une visite en Irak.

Les effectifs de l’armée américaine dans ce pays sont passés sous la barre symbolique des 50.000 soldats. A partir de mercredi, ils seront chargés « de conseiller et d’aider » l’armée irakienne. Selon le calendrier énoncé par M. Obama après sa prise de fonctions, ils devront être partis à la fin 2011.
Des responsables irakiens ont manifesté leur inquiétude quant à ce calendrier. Leur pays, qui n’a toujours pas de gouvernement cinq mois après les législatives, reste la cible d’attentats meurtriers attribués à Al-Qaïda.
« Le niveau de violences est de plus en plus bas. Les forces irakiennes de sécurité fonctionnent aussi bien, sinon mieux que ce que nous avions prévu », a affirmé dimanche M. Obama à NBC. Il a jugé que les Irakiens traversaient des difficultés politiques « naturelles dans une démocratie qui débute » mais dit son optimisme.

Lors de son discours, seulement le deuxième de sa présidence depuis le cadre solennel du Bureau ovale, M. Obama devrait évoquer le deuxième théâtre majeur d’opérations de l’armée américaine: l’Afghanistan, où il a choisi l’escalade, y triplant les effectifs depuis le début de son mandat.
Critique virulent de l’invasion de l’Irak en 2003 – il n’était à l’époque qu’élu local -, M. Obama estime en revanche que celle de l’Afghanistan était justifiée et que son enjeu est la sécurité des Etats-Unis face à Al-Qaïda.

Le discours de mardi devrait également être l’occasion de rendre hommage aux soldats. Plus d’un million ont été déployés en Irak depuis 2003 et quelque 4.400 y ont perdu la vie. Le président a toujours fait la distinction entre la décision politique d’envahir ce pays et l’engagement des militaires sur le terrain.

AFP

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