Revue de la presse de mardi 29 janvier 2013

Revue de la presse de mardi 29 janvier 2013

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Ainsi, +Bayane Al Yaoum+ écrit que le nul concédé dans les dernières minutes par les Lions de l’Atlas face à la sélection du pays hôte a été synonyme de l’élimination de la sélection nationale pour la quatrième fois consécutive de cette manifestation africaine, soulignant que suite à cette nouvelle défaite, la FRMF et les parties concernées par la gestion des affaires de l’équipe nationale sont dans l’obligation de procéder à une évaluation objective de la réalité de la situation et des perspectives d’avenir, de tirer les enseignements de cette expérience, et partant de définir les contours de la prochaine étape, mais ils doivent aussi prendre en considération des indicateurs essentiels démontrés particulièrement lors du dernier match contre les Bafana Bafana.

Dans ce sens, l’éditorialiste met en valeur la bonne prestation de la sélection marocaine, composée essentiellement de jeunes joueurs évoluant au sein du championnat national et dans les différents championnats européens, et dont la moyenne d’âge ne dépasse pas les 24 ans, faisant remarquer que les Lions de l’Atlas seront appelés à disputer, dans les semaines à venir, des matchs décisifs pour le compte des éliminatoires de la Coupe du Monde au Brésil et à se préparer pour les phases finales de la CAN-2015 prévue dans le Royaume.

Ces deux échéances exigent de se pencher dès à présent sur la préparation d’une équipe forte, très compétitive et homogène qui sera capable d’arracher la qualification pour le Mondial, sinon remporter la prochaine CAN à domicile, souligne-t-il, affirmant qu’il faut maintenant laisser le sélectionneur national Rachid Taoussi poursuivre le travail qu’il a entamé avec plus de liberté et de lui garantir tous les moyens techniques, financiers et logistiques pour réussir sa mission en vue de doter le pays d’une équipe nationale jeune, forte et de haut niveau.

De son côté, +Akhbar Al Yaoum Al Maghribia+, qui titre « qui sème le vent récolte la tempête », écrit que des millions de Marocains ont passé un dimanche plein de chagrin et de douleur après la sortie prématurée de la sélection nationale dès le premier tour de la CAN sans enregistrer aucune victoire, ajoutant qu’il s’agit là d’une nouvelle humiliation pour le football national qui vient de consacrer de nouveau le sentiment de frustration partagé par les milliers de fans du ballon rond dans le pays.

« Comment le Maroc veut-il récolter en été ce qu’il n’a pas semé en hiver? Comment peut-on avoir une sélection nationale forte avec un championnat faible et des équipes qui ne sont pas encore entrées de plain-pied dans le monde du professionnalisme, et une Fédération qui continue d’élire son président hors de l’assemblée générale? », s’interroge-t-il, estimant que la prestation de la sélection nationale lors de son match de dimanche a dépassé de loin les attentes du public, au regard de la situation désastreuse du sport national en général et du football marocain en particulier.

Pour l’auteur de l’éditorial, la prévalence des intérêts personnels sur l’intérêt général au sein des clubs, l’absence d’un véritable projet ambitieux du ministère de tutelle pour mettre fin aux « mafias » qui gèrent les affaires du sport dans le pays et l’absence d’infrastructures sportives et d’espaces qui permettront l’émergence de nouveaux talents sont autant de facteurs qui rendent impossible de récolter les fruits escomptés.

Sous le titre « CAN yama CAN miracle! », +Aujourd’hui le Maroc+ écrit que « quand on n’a plus de public dans nos stades, quand vous n’avez plus d’espaces verts dans les villes pour vos enfants, quand il n’y a pas de sport-étude, quand le sport dans l’éducation nationale ne produit plus de jeunes éduqués, quand on parle de ligue professionnelle de football pour faire joli, quand mouiller le maillot est synonyme de primes, quand on attend que les enfants et les petits enfants de nos MRE défendent le Maroc, et quand le Onze marocain parle cinq langues, alors on pleure un bon coup et on attend le prochain miracle ».

Par ailleurs, +L’Economiste+ revient sur la publication par la Cour des comptes de son rapport 2011 et écrit que les enseignements que l’on peut tirer à l’issue du dernier rapport de la Cour « ne manquent sans doute pas de piquant », précisant qu’il ne faut guère s’étonner que l’urbanisme y soit de nouveau épinglé par les magistrats.

« C’est un territoire complexe et brumeux à la fois. L’information sur les plans d’aménagement, sur les nouvelles réserves foncières, y est déterminante, mais l’accès n’y est pas simple. Du moins pas pour le grand public », explique l’éditorialiste, ajoutant que « l’on peut même rire des situations cocasses décrites par la haute juridiction, comme ces complexes commerciaux disponibles depuis 10 ans à Meknès, mais jamais exploités (le comble à l’aune de la crise des marchands ambulants!) ou encore la légèreté avec laquelle Beni Mellal ou Essaouira gèrent le recouvrement des recettes ».

Selon l’éditorialiste, « à moins d’attribuer cette insouciance à l’excédent financier que charrient les comptes des collectivités locales, il faut y voir sans doute un déficit de volonté, de compétence, ou les deux à la fois », ce qui constitue une facture bien coûteuse pour les contribuables que nous sommes, mais pas seulement.

« Parce que ces dysfonctionnements sont un frein au décollage de nos territoires, l’on aurait tort de considérer que la bataille de développement n’est qu’une affaire de grandes villes », martèle-t-il, relevant que « ce sont ces collectivités qui sont censées permettre au pays de s’équiper, d’améliorer le niveau de vie de nos concitoyens, de favoriser l’émergence d’une classe moyenne ».

Et de conclure qu' »une commune bien connectée, aussi petite soit-elle, bien lotie en infrastructures, et donc bien gérée, est probablement la première plate-forme de croissance ».

Sur un tout autre registre, +Attajdid+ revient sur les incidents qu’a connus la région d’Al Hoceima sur fond de campagnes de sensibilisation, menées par les autorités, contre la culture du cannabis, et souligne que ces événements exigent l’examen de la problématique sous tous ses aspects, notant que la culture du cannabis, qui s’est accrue ces derniers temps, a connu l’enchevêtrement des aspects économique, juridique, social et même politique puisque certains politiciens sont montés au créneau pour instrumentaliser ce dossier à des fins électoralistes, à travers des propositions visant à rendre légal ce genre de culture.

L’éditorialiste estime que dans cette situation, la fermeté de l’Etat en matière d’application de la loi et de respect de ses engagements internationaux relatifs à la réduction des superficies réservées à cette culture doit être accompagnée par la mise en Âœuvre d’une approche de développement dans la région en offrant de véritables alternatives pour les familles qui vivent de cette culture, affirmant que la réussite de n’importe quelle approche de lutte contre la culture du cannabis est tributaire aussi de l’adhésion de l’élite politique au dialogue sociétal sur cette problématique, dialogue dans lequel elle est appelée à avancer sa vision à même d’aboutir à un consensus autour d’une approche visant le traitement de cette question.

Selon lui, ce dialogue doit aussi porter sur des questions précises relatives à l’approche sécuritaire, aux alternatives de développement permettant la réduction optimale de cette culture et l’arrêt de l’exploitation de ce dossier à des fins politiciennes ou électoralistes.

 

 

Actu-maroc.com

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