Revue de la presse quotidienne marocaine de ce jeudi

Revue de la presse quotidienne marocaine de ce jeudi

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-Affaire du député tabassé: Les parlementaires disposés à former une commission d’enquête. Elle se fait toujours attendre l’enquête promise il y a 48h par le ministère de l’Intérieur à l’issue de l’incident confrontant, jeudi 27 décembre, le député islamiste Abdessamad Idrissi et les forces de l’ordre. « Il n’y a pas eu une enquête en bonne et due forme comme promis, mais seulement un rapport mensonger des +agresseurs+, où tout a été relaté sauf les faits incriminés, à savoir la bastonnade contre le député ». C’est ce qu’a déclaré Abdellah Bouanou, président du groupe parlementaire PJD. Mais, pour Abdessamad Idrissi, aujourd’hui cette affaire constitue une occasion pour soulever le tabou de l’excès de violence utilisé à l’encontre des manifestants, un phénomène qui ne cesse de se banaliser.

LIBERATION

-Pas de baguette magique, mais une matraque pour le gouvernement Benkirane: Le ministre de l’Intérieur doit sanctionner ou démissionner . Le gouvernement Benkirane a achevé l’année 2012 dans la répression. A Marrakech, les habitants du quartier populaire de Sidi Youssef Ben Ali se souviendront longtemps encore de ces deux jours d’encerclement, d’arrestations et de terreur. 48 heures, qui ont été très probablement les plus longues de leur vie. Une sorte d’état d’urgence a été imposé à ce quartier. Selon plusieurs témoignages concordants, des heurts violents ont opposé forces et citoyens venus protester contre l’extrême cherté des factures d’eau et d’électricité.

-Le dialogue social repart pour un nouveau round. Après avoir écÂœuré l’ensemble des syndicats l’année dernière au point qu’ils avaient claqué la porte du dialogue social, Benkirane récidive cette année dans les mêmes conditions et certainement avec les mêmes résultats. La rencontre de vendredi prochain à laquelle a appelé le Chef du gouvernement avec les syndicats les plus représentatifs et le patronat, sera-t-elle une nouvelle manière de noyer le poisson dans l’eau? En effet, les différents responsables syndicaux prenant part à ce dialogue, annoncent que pour faire sortir le dialogue de l’impasse actuelle, le gouvernement Benkirane est dans l’obligation de respecter ses engagements relatifs à l’accord du 26 avril 2011, dont il a accepté de mettre en Âœuvre les dispositions qui sont encore en suspens, notamment la promulgation de certains décrets relatifs à la fonction publique, l’amendement de celui concernant les élections professionnelles dans le secteur public, la caisse d’indemnisation pour perte d’emploi. Le dialogue social qui doit être tripartite, avec la participation du gouvernement, des centrales syndicales et du Patronat, doit être fondé sur une méthodologie claire et sans équivoque.


L’OPINION

-Programme « Villes sans bidonvilles »: Une vision structurante de notre territoire national. Le programme « Villes sans bidonvilles » est, sans conteste, l’un des plus importants chantiers de la politique de logement et de politique sociale de l’Etat, menée conformément à la vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI, visant l’éradication des bidonvilles qui constituent les stigmates les plus apparents et les plus inacceptables de la pauvreté urbaine. La dynamique insufflée aujourd’hui au programme « Villes sans bidonvilles », l’implication et l’engagement de l’ensemble des acteurs et intervenants, autant de signes d’une réelle volonté de concrétiser les objectifs de ce programme en faisant en sorte que la ville s’insère dans un ensemble mieux structuré, et qu’elle soit en mesure d’entretenir des complémentarités avec tous les espaces qui l’entourent et dont elle relève.

 

LE MATIN DU SAHARA ET DU MAGHREB

-An I du gouvernement Benkirane: Ce qu’en pensent ses partisans, ce qu’en pensent ses détracteurs. Passée l’euphorie de la victoire, le gouvernement Benkirane a dû faire face à la dure réalité. Conduire un Exécutif n’est pas une sinécure et les dossiers à gérer sont un vrai casse-tête : retraites, diplômés chômeurs, compensation, déficit budgétaire, pauvreté…Pour une nouvelle équipe, dont la plupart des membres font leur baptême du feu, difficile de s’y retrouver, d’autant que d’un côté, il y a de larges couches sociales qui s’impatientent, soutenues par des syndicats frondeurs. Et de l’autre, il y a un patronat qui se dit compréhensif, mais tout en rongeant son frein. En tout cas, une première année est bouclée et un bilan s’impose. Les partisans estiment que des avancées réelles et concrètes ont été enregistrées. Seulement ses détracteurs ne l’entendent pas de cette oreille. Pour eux, ce gouvernement a manqué son rendez-vous avec l’histoire et déçu les espoirs de millions de Marocains pour qui il était censé incarner la rupture avec le passé.

-Fruits et légumes: La hausse des prix reprend. Les prix des principaux fruits et légumes ont enregistré depuis près de deux semaines de véritables envolées sur les étals des marchés. Face à cette situation, la Fédération marocaine des droits du consommateur (FMDC) vient de publier un communiqué dans lequel elle dénonce cette flambée des prix qui porte atteinte aux bourses des ménages et de l’ensemble des citoyens. La Fédération indique que cette situation est marquée par le manque de transparence, la poursuite des différentes formes de la rente économique, la multiplication des intermédiaires et la prolifération de plusieurs modes d’enrichissement illicite. De son côté, le ministère des Affaires générales et de la gouvernance confirme que l’observation des prix des fruits et légumes durant le mois de décembre 2012 montre une tendance haussière de quelques produits en comparaison avec ceux du mois de novembre dernier.

ASSABAH

-Un parlementaire arrêté en flagrant délit de corruption. Les éléments de la police judiciaire de Kénitra a interpelé, mercredi, Mohamed Lahssaini, président du conseil municipal de Sidi Yahya El Gharb et conseiller de l’UC à la deuxième Chambre, alors qu’il recevait un pot de vin de 200.000 DH de la part d’un entrepreneur, suite à un traquenard qui lui a été tendu sur instructions du Procureur du Roi près la Cour d’appel de la ville.

-La ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits de l’Homme dénonce la campagne de répression menée par les autorités marocaines contre les mouvements de protestation pacifique. La Ligue a menacé d’organiser une marche nationale pour réclamer le droit au travail et condamner la répression des manifestations, faisant savoir qu’elle va adresser une missive au Haut-commissariat aux droits de l’Homme sur les violations subies par les diplômés chômeurs.

-Abdelaziz Aftati, membre du groupe PJD à la Chambre des représentants, déclare qu’il faut sanctionner les agresseurs de son confrère Abdessamad Idrissi. Pour sa part, le groupe parlementaire du PAM a demandé une réunion urgente de la commission de l’Intérieur, en présence du ministre de tutelle et du directeur général de la Sûreté nationale, Bouchaib Rmail afin d’examiner cet incident.

AL MASSAE

-La Chambre des conseillers menacée de paralysie suite à la poursuite de ses trois secrétaires pour prévarication. La deuxième Chambre sera sans secrétaire si des jugements définitifs sont prononcés à l’encontre de Hamid Couscous, Abdellatif Abdouh et Ahmed Haji, poursuivis chacun en ce qui le concerne pour émission de chèques sans provision, dilapidation de deniers publics et fraude électorale, a révélé une source responsable au sein de la Chambre, ajoutant qu’il serait difficile pour la Chambre des conseillers de tenir ses séances en raison de l’absence de son secrétaire.

-La police judiciaire de Kénitra a arrêté, mercredi, Mohamed Lahssaini, conseiller de l’UC et président de la municipalité de Sidi Yahya El Gharb, pour

chantage et corruption. Il a été arrêté en flagrant délit, alors qu’il recevait un pot de vin de 200.000 DH d’un entrepreneur. Selon des sources, cette opération a été organisée en coordination avec le Procureur général du Roi près la Cour d’appel de Kénitra.

-Abdelilah Benkirane menace les éléments de la police de prélèvements sur leurs salaires. La DGSN a reçu une note du Chef du gouvernement relative à l’absentéisme illégal du travail. Selon cette note, des mesures disciplinaires et des sanctions, prévues par le statut général de la fonction publique, seront prises à l’encontre des éléments de la police, tous grades confondus, en cas d’absence sans autorisation ou injustifiée.

-Affaire de l’agression du député pjdiste Abdessamad El Idrissi: Le groupe PAM à la Chambre des représentants entre en ligne. Le groupe parlementaire a réclamé, mercredi, la tenue de deux réunions urgentes de la commission de l’Intérieur et celle de la Justice et la convocation du ministre de l’Intérieur, du ministre de la Justice et des libertés et du directeur général de la Sûreté nationale pour l’examen de cette affaire et les circonstances de l’agression du député.

-Des parlementaires de la majorité et de l’opposition ont soumis une demande au président de la commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants pour la convocation de Ali Fassi Fihri, DG de l’ONEE, et de Fouad Douiri, ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, suite aux récents mouvements de protestation à Marrakech, provoqués par la cherté des factures d’eau et d’électricité

AL AHDATH AL MAGHRIBIA

-Le parti de l’Istiqlal affirme que le mémorandum adressé à Abdelilah Benkirane est « d’ordre politique », et ne doit pas être réduit au simple remaniement ministériel. Selon un dirigeant istiqlalien, il ne s’agit pas d’un simple remplacement de personnes, mais d’un appel pour la réorganisation de l’équipe gouvernementale et l’évaluation de son rendement après une année aux commandes. Le dirigeant du parti de la balance a également indiqué que ce document appelle aussi le Chef du gouvernement à supprimer les expressions « démons » et « crocodiles » de son jargon politique.

-Les ministres de l’Intérieur et de la Justice et des libertés, ainsi que le Directeur général de la Sûreté nationale convoqués par le parlement suite à l’agression du député pjdiste, qui a été tabassé par des éléments des forces de l’ordre et l’excès de violence contre les manifestants à Figuig et Marrakech. Des sources au sein de l’institution législative ont indiqué que le groupe PAM a soumis, mercredi, une demande urgente pour la tenue de deux réunions urgentes des commissions de l’Intérieur et de la Justice afin d’examiner tous ces sujets.

-Le président du conseil municipal de Sidi Yahya El Gharb arrêté en flagrant délit de corruption à Kénitra. La police judicaire de Kénitra a procédé, mercredi, à l’arrestation de Mohamed Lahssaini, Président du conseil municipal de Sidi Yahya El Gharb et conseiller de l’UC à la deuxième Chambre, en flagrant délit de corruption, alors qu’il recevait un pot de vin de la part d’un entrepreneur.

AL ALAM

-Le dialogue social sera-t-il enfin réactivé? Les directions des cinq centrales syndicales les plus représentatives ont reçu des invitations de la part du Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane pour la reprise du dialogue social à l’occasion d’une réunion qui aura lieu demain vendredi, et ce après une année de l’entrée en fonction de l’Exécutif, une année marquée par le gel des rounds du dialogue social.

ANNAHAR AL MAGHRIBIA

-Hamid Chabat, SG de l’Istiqlal, refuse d’être satellisé par le PJD et souligne que le parti de la balance fait certes partie de la coalition gouvernementale mais il n’applaudirait pas pour autant toutes les décisions prises par le gouvernement. Dans une déclaration à la presse, Chabat a fait part de son refus du déroulement des élections communales au cours de cette année, précisant qu’il faut ouvrir un large débat à ce propos entre les différents partis politiques avant la fixation d’une date pour cette échéance.

AKHBAR AL YAOUM AL MAGHRIBIA

-Grandes lignes du mémorandum que devrait adresser Hamid Chabat, SG de l’Istiqlal, au Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane sur le remaniement ministériel. Le document comprend trois axes: le premier est relatif au contexte de la formation de l’actuel gouvernement, le deuxième concerne la décision du parti de la balance de participer à cette équipe gouvernementale, ainsi que les contextes national et régional, alors que le troisième axe met l’accent sur le modus operandi de la majorité et le remaniement ministériel. Dans ce mémorandum de 26 pages, Chabat a réclamé que la représentativité féminine soit à hauteur de 20 pc au sein du gouvernement et refusé que certains départements ministériels soient divisés et gérés par deux partis tels que celui de l’Economie et des Finances.

-Nouveau scandale: Arrestation de Mohamed Lahssaini, Conseiller UC et président du conseil municipal de Sidi Yahia El Gharb, en flagrant délit de corruption alors qu’il était en train de recevoir un pot de vin de 20 millions de centimes d’un entrepreneur, et ce suite à un traquenard tendu par la police judiciaire de Kénitra en coordination avec le procureur du Roi près la Cour d’appel de la ville.

-Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des Libertés, déclare la guerre aux fonds terroristes. Le ministre mène une course contre la montre pour épargner au Maroc un rapport « noir » que s’apprête à publier, au début du mois prochain, le Groupe d’action financière (GAFI), un organisme intergouvernemental chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

-Les députés attendent les excuses du gouvernement et du ministère de l’Intérieur pour clore la page de l’agression du parlementaire PJDiste Abdessamad Idrissi. Le président de la Chambre des représentants, Karim Ghellab, estime que l’humiliation qu’a subie El Idrissi est « une humiliation » pour toute l’institution législative, ajoutant que le Parlement attend les mesures que va prendre le gouvernement pour remettre les choses en place.

AL KHABAR

-Le PAM convoque le ministre de l’Intérieur et le Directeur général de la Sûreté nationale devant le parlement suite à l’affaire du député PJDiste tabassé et aux événements du quartier de Sidi Youssef Ben Ali à Marrakech. Le parti a demandé la tenue de deux réunions urgentes de la commission de l’Intérieur et celle de la Justice pour l’examen des tenants et aboutissants de ces deux affaires. Par ailleurs, une source bien informée a indiqué que la commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants devra convoquer Ali Fassi Fihri, Directeur général de l’ONEE, et Fouad Douiri, ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, pour donner des explications suite aux manifestations survenues à Marrakech en raison de la flambée des factures d’eau et d’électricité.

-Le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane a invité les cinq centrales syndicales les plus représentatives à une première réunion, prévue vendredi, de la Haute commission de concertation. Des sources indiquent que cette réunion se penchera sur l’examen de quatre sujets: la méthodologie des négociations, l’agenda des consultations afférentes aux grands chantiers, les libertés syndicales, et le suivi de la mise en Âœuvre de l’accord du 26 avril.

-Nizar Baraka, ministre de l’Economie et des Finances, bloque la mise en application du contrat-programme de réforme de l’ONEE dans l’attente de la hausse éminente des prix de l’électricité, ont révélé des sources bien informées, alors que le ministre chargé des affaires publiques et de la gouvernance, Mohamed Najib Boulif, et le ministre de l’Energie et des mines, Fouad Douiri, avaient nié toute augmentation dans ce sens.

ASSAHRAE AL MAGHRIBIA

-La FDT et la CDT répondent favorablement à l’invitation de Abdelilah Benkirane de participer à la réunion de la Haute commission de concertation. Les directions des deux centrales syndicales ont décidé de prendre part, aux côtés des autres syndicats et du Patronat, à cette réunion qui aura lieu vendredi.

+AL ITTIHAD AL ICHTIRAKI+:.

-L’Istiqlal affirme que le mémorandum qui devrait être présenté ce jeudi au Chef du gouvernement comprend un diagnostic de l’action gouvernementale et jette la lumière sur les points de dysfonctionnements. Selon des sources proches du secrétariat général du PI, les points de discorde ayant suscité un large débat entre les membres du Comité exécutif, qui a approuvé ce document, concernaient « les ministères à deux têtes » et la place du parti au sein de ces départements.(MAP).

 

Actu-maroc.com

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