Revue de presse quotidienne africaine

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Le quotidien nigérian « Leadership », titre que le groupe intégriste armé de Boko Haram montre les 7 otages français enlevés dans une vidéo, notant que ce groupe assume désormais la responsabilité de l’enlèvement en montrant la veille les otages, membres d’une même famille, dans une vidéo postée sur YouTube, tout en réclamant aux autorités du Cameroun et du Nigéria de libérer plusieurs de ses membres.

« Pendant ce temps, les soldats camerounais et nigérians poursuivent les recherches dans la région rurale et aride de la frontière des deux pays, notamment près de Waza parc, une réserve naturelle de l’extrême nord du Cameroun, qui attire surtout les touristes étrangers, mais qui souffre d’attaques de bandits qui enlèvent souvent des habitants pour rançon », écrit le journal.

« Qui contrôle Boko Haram après les déclarations de ses responsables durant ce weekend selon lesquelles ses membres sont pour le cessez-le-feu et la négociation hors violence, d’autant que Cheikh Shekau, leur chef, n’a pas été vu dans une vidéo depuis celle de fin novembre », se demande, à l’occasion, Leadership.

Au sujet de la situation politique au Nigéria, le quotidien « The Nation », qui titre que le Congrès progressiste battra le Parti démocratique populaire en 2015, rapporte une déclaration de l’ancien chef d’Etat, le général Muhammadu Buhari, selon laquelle le Congrès progressiste (APC) va vaincre le Parti démocratique populaire (PDP) et sera au gouvernement en 2015.

Le général Buhari, qui s’exprimait au nom des quatre partis politiques d’opposition ayant fusionné pour former l’APC, a déclaré, selon le journal, que les Nigérians sont fatigués de la mauvaise gouvernance et de la corruption par lesquelles le PDP s’est illustré depuis qu’il est au pouvoir, en 1999.

La presse sud-africaine revient sur les violences perpétrées contre les femmes, image affligeante d’une société qui a bien du mal à se débarrasser des actes qui ont pris des proportions alarmantes.

Pour « Bleed », les actes de violence contre les femmes: viols, tortures et meurtres font l’actualité sud-africaine au point de faire passer à l’arrière plan les discours politiques, l’agitation sociale et les grèves dans des secteurs vitaux comme les mines et l’agriculture.( ). Des chercheurs font remonter les racines de ce mal dans l’histoire tourmentée de ce pays.

« L’affaire Oscar Pistorius dépasse largement la notoriété du meurtrier présumé mais éclaire la réalité des relations hommes-femmes, relation bâtie sur le pouvoir de l’homme blanc », explique le quotidien.

Selon « The Sowetan », les Noirs ont fait les frais au temps de l’apartheid et de la colonisation, les femmes sont victimes d’un système patriarcal qui régit toute la société sud-africaine.

Pour la publication, violer une femme est la plus sûre façon de montrer sa virilité et d’assumer pleinement son statut d’homme et de maître.

Une récente étude menée par le Conseil de la recherche médicale montre qu’un homme sur trois admet avoir commis un viol au moins une fois et 40 pc des hommes interrogés admettent avoir eu un comportement violent avec leur partenaire, rapporte, pour sa part, « The Independent Newspaper ».

Et d’ajouter que le violeur type est un homme de moins de 30 ans, qui a grandi dans un foyer monoparental ayant subi des traumatismes émotionnels dans son enfance et qui a été victime de violence.

Selon le même quotidien, en Afrique du Sud plus de la moitié des enfants sont élevés dans des foyers d’où le père est absent, et sont très vulnérables à la maltraitance.

Cette absence du père, poursuit le journal, est le résultat du travail migrant, fondement de l’exploitation d’une main d’Âœuvre à bon marché au temps de la colonisation et de l’apartheid et qui perdure dans les mines et le monde agricole.

Le comportement des hommes sud-africains vis-à-vis des femmes, indique l’autre quotidien « The Citizen », est aussi le résultat d’une vision de la société qui consiste à la diviser en deux parties: d’un côté les forts qui peuvent abuser de leurs forces, et de l’autre, les faibles qui sont les victimes de cette force.

Pour les hommes blancs, être un homme cela voulait dire être un dur et assumer sa masculinité par la force en maltraitant les plus faibles, relève le journal, faisant savoir que cette domination s’exerçe sans ménagement d’abord à la maison. Ce comportement et cette mentalité perdurent et aucune loi ne peut à elle seule changer cette société.

« Nous poussons les hauts cris quand des hommes assassinent et violent des femmes et nous nous demandons pourquoi cela arrive », s’exclame l’autre journal « The New Age » qui estime que la solution pour changer les choses est de changer la façon d’éduquer les garçons. Un chemin long et difficile.

Au Mali, le journal « 26 Mars » souligne que l’accès humanitaire continue de s’améliorer dans les régions centrales et certaines parties du nord, et les partenaires humanitaires intensifient leurs activités dans ces zones, notant toutefois que l’accès général au nord reste limité en raison des menaces dues aux mines, aux récentes violences et aux opérations militaires toujours en cours.

Citant un rapport de l’Office de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies, le journal indique que les tentatives initiées par les acteurs humanitaires d’accéder au nord par le Niger ont été retardées pour des raisons de sécurité, ajoutant que les partenaires humanitaires continuent de s’appuyer sur le transport par bateau sur le fleuve Niger pour accéder à la région de Tombouctou.

« L’Indépendant » rapporte, pour sa part, que 93 pc des familles déplacées originaires du nord du Mali veulent rentrer chez elles dès que les conditions de sécurité et la situation économique le permettent, selon une étude réalisée par l’Organisation internationale des Migrants (OIM), rappelant que le nombre total des déplacés à l’intérieur du pays, à fin décembre 2012, est estimé à 227.000 personnes.

Sur un autre registre, « Le nouvel Horizon » est revenu sur les travaux de la réunion ministérielle de la CEDEAO tenue lundi à Abidjan en prélude au prochain sommet des chefs d’Etats ouest-africains, notant qu’un avant-goût de ce sommet a été donné avec l’annonce par le ministre ivoirien des affaires étrangères qui a fixé à 950 millions de dollars les besoins de la CEDEAO pour financer la guerre au Mali.

Face à une telle surenchère des coûts, alors que le besoin initial de 750 millions de dollars exprimé pour financer et la Misma et les forces maliennes n’a pas encore été satisfait, le journal se demande où le pays et la Misma pourraient trouver 950 millions dollars, ajoutant que cette question sera forcément au cÂœur des concertations que les Chefs d’Etats de la CEDEAO vont avoir demain.

Au sujet de l’enlèvement au Cameroun de sept Français d’une même famille (3 adultes et 4 enfants), la presse nigérienne souligne qu’aucune cause au monde ne mérite que l’on s’en prenne aux enfants, comme l’ont fait les ravisseurs des Français dans le parc animalier Wasa, au nord du Cameroun.

Le principe même du rapt d’innocentes victimes, généralement peu au fait de ce que l’on pourrait leur reprocher, pose le vieux dilemme, aujourd’hui dépassé, entre la fin et les moyens, lit-on dans le journal L’Enquêteur, qui fait remarquer que quelle que soit la cause que nous avons à défendre, et si nous tenons au qualificatif d’être humain, la ligne rouge qui nous sépare de l’animal, ou du monstre, devrait constamment nous éblouir.

Dans un éditorial intitulé « Aucune cause au monde », l’éditorialiste écrit: quand des créatures de Dieu, parfaitement innocentes comme les enfants, sont visées, l’ignominie atteint son comble. La barbarie est à son stade suprême. L’abomination est totale.

Et d’ajouter que même les plus cruels mafiosis ou révolutionnaires sanguinaires se font une obligation dans leurs guerres de clan, de ne pas y mêler les enfants, et souvent même, les femmes.

Acte purement crapuleux, ou cause spirituelle à défendre, le recours à -l’arme du faible-, le terrorisme aveugle, est une métastase qu’il faut extraire dans une humanité qui se targue d’être devenue mature, relève-t-il.

Affirmant qu’aucune cause au monde ne mérite de telles déviances, il rétorque que c’est en étant inflexible face à ces genres d’actes qui ravalent tout le monde au rang de la bête immonde, que l’on peut espérer isoler ces fous furieux sans véritable cause, excepté l’acte puéril et lâche d’un fait de guerre sans gloire et sans lendemain.

Les quotidiens éthiopiens consacrent leur Une à la signature à Addis-Abeba de l’accord de paix en République démocratique du Congo (RDC), la célébration du 38è anniversaire de la création du Front de libération des peuples du Tigray (TPLF: parti au pouvoir) et le boom de l’investissement en Afrique en dépit des conflits qui affectent le continent.

Le quotidien « The Ethiopian Herald » souligne que les signataires de l’accord de paix en RDC s’engagent surtout à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des Etats voisins et à mettre un terme aux troubles dans l’est de ce pays africain.

Citant le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, le journal relève que la mise en Âœuvre de cette entente paraphée par onze pays de la région requiert un engagement soutenu des parties signataires.

De son coté, « The Daily Monitor » focalise son intérêt sur les projets d’investissement en Afrique et titre en gros caractère: Malgré une conjoncture marquée par des conflits armés, l’investissement est en plein boom en Afrique.

Troubles en Tunisie? Conflit au Mali? Elections tendues au Kenya?, pourtant l’investissement dans le continent est en plein essor, souligne la publication.

Pour sa part, la presse sénégalaise s’intéresse au sujet de l’amenuisement des ressources halieutiques en Afrique de l’Ouest. « La pêche illicite a engendré des pertes de 1.350 milliards en Afrique de l’Ouest », titre le Soleil. Les conséquences de la pêche illicite commencent à se faire sentir par la rareté de la ressource halieutique, la disparition de certaines espèces, la fermeture d’usines et les pertes d’emplois dans le secteur, rapporte le journal.

Un responsable sénégalais du secteur cité par le journal indique que si le Sénégal parvient à investir 33 milliards Fcfa dans les équipements de lutte contre la pêche illicite et non réglementée, le pays pourrait rentabiliser cet investissement à hauteur de 164 milliards dans les prochaines années.

Le quotidien Walfadjri révèle, quant à lui, les sombres desseins que projetait Aqmi pour la région d’Afrique de l’Ouest, selon une feuille de route rédigée par le chef d’Aqmi Abdel Malek Droukdel. Dans un style académique et pragmatique, le document retrouvé sur un site abandonné par les islamistes à Tombouctou, conseille aux chefs d’Aqmi les bonnes démarches pour renforcer l’emprise du groupe extrémiste dans la région et les moyens à mettre en Âœuvre pour s’assurer l’adhésion des populations, indique le journal.

D’après le document, le groupe Aqmi serait opposé à la destruction des mausolées et aux lapidations exécutées par ses alliés d’Ansar Dine, indique le journal, qui précise que le numéro un d’Aqmi recommande plutôt une application progressive de la charia et une éducation à un Islam rigoristes plutôt que l’application des sanctions sévères sur les places publiques.

 

 

Actu-maroc.com

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