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Tous les observateurs politiques ne cachent pas leur étonnement face à la forme affichée par le chef du gouvernement désigné, Abdelilah Benkirane, tout en faisant remarquer que l’homme a pris subitement ces derniers jours du poil de la bête, corsant son discours, et montrant une détermination à toute épreuve à l’approche de l’issue de ses tractations râtées pour la formation de son équipe.

L’homme attend dans l’effervescence de toute la classe politique, la réponse du roi dans les prochaines heures, à sa demande d’entretien pour lui annoncer l’échec de sa mission et les raisons d’un blocage de 5 mois. L’homme a tout dit ou presque avant ce rendez-vous très attendu, y compris l’éventualité la démission de son poste, si le souverain lui en faisait la demande. Mais tout indique que ce dernier ne changerait pas d’avis et resterait attaché au respect de l’article 47 de la constitution qui stipule que le chef du gouvernement doit être issu du parti arrivé en tête des élections.

L’optimisme de Benkirane vient en effet, de cette position du roi et du fait que son parti ne le lâchera pas au profit d’un autre, quitte à retourner dans l’opposition si les choses se gâtent.

En outre, cet vision optimiste des futurs développements n’est pas étrangère à sa conviction que le roi demandera aux partis récalcitrants d’ignorer leurs conditions pour revenir à la table de négociations. Un dénouement heureux auquel croit Benkirane pour reprendre la main.

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