Rio se mobilise pour sauver le carnaval après l’incendie des ateliers

Rio se mobilise pour sauver le carnaval après l’incendie des ateliers

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Considéré comme le plus grand spectacle du monde, le carnaval de Rio attire des centaines de milliers de Brésiliens et de touristes et constitue une importante source de revenus pour la ville.

 

Toute la presse brésilienne faisait sa Une mardi sur cet incendie, un véritable drame pour une ville qui prépare pendant un an cet événement qui a lieu cette année les 6 et 7 mars.

L’incendie, dont la cause était toujours inconnue, a provoqué des pertes financières estimées à plus de 20 millions de reais (environ neuf millions d’euros) pour les trois écoles sinistrées, selon leurs dirigeants.

Le Musée du carnaval a également été détruit.

Dès lundi, le maire de Rio, Eduardo Paes, a assuré que le carnaval aurait bien lieu et que toutes les écoles défileraient. Il a aussi promis de débloquer des fonds.

Les neuf écoles de samba épargnées par les flammes se sont engagées à prêter aux écoles de Grande Rio, Uniao da Ilha et Portela leurs artisans (charpentiers, forgerons, peintres, couturières etc..) pour tenter de récupérer chars allégoriques et costumes.

« Nous devons essayer d’aider ceux qui ont eu de gros préjudices », a dit le « carnavalesco » (metteur-en-scène du défilé) de l’école Unidos da Tijuca, Paulo Barros. « Nous allons aider avec ce que nous pouvons, des costumes, des chars allégoriques », a renchéri la présidente de l’école Salgueiro, Regina Celi.

Tous les ans, douze écoles de samba se disputent le prestigieux titre de « championne du carnaval » lors de deux nuits de défilés sur le sambodrome de Rio, près du centre-ville.

Mais après l’incendie, « la rivalité a cédé la place à la solidarité », a souligné la presse brésilienne mardi.
Ces écoles nées dans les favelas font partie de la culture populaire de Rio à l’instar des clubs de football. Elles se préparent pendant un an pour ces défilés qui comptent de 3.500 à 4.000 danseurs et huit gigantesques chars allégoriques chacun.

Dans les quartiers pauvres, berceau de ces écoles, les couturiers et costumières se préparaient à travailler 24 heures sur 24 pour tenter de remplacer les huit mille somptueux costumes partis en fumée.
Grande Rio, vice-championne du carnaval 2010, a vu ses huit chars allégoriques et ses 3.300 costumes détruits à presque cent pour cent.
« La seule chose qui n’a pas brûlé, c’est notre envie de défiler », a déclaré en pleurs le président de Grande Rio, Helio de Oliveira.

A Uniao da Ilha, 2.300 costumes et un char ont été perdus et à Portela 2.800 costumes.

Mais malgré la mobilisation collective et la solidarité, Mestre Ciça, qui dirige les 400 percussionistes de Grande Rio reste pessimiste: « même avec tout l’argent du monde, il est impossible de récupérer notre carnaval. Il est impossible de refaire un grand carnaval, comme celui que nous avions prévu, en moins de 30 jours ».

AFP

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