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Les parents d’élèves sont prévenus par avance, ils devront s’attendre, si rien n’est fait d’ici là, à une grave pénurie de livres scolaires cette rentrée 2016-2017 et ce n’est pas une menace en l’air, car le risque de perturbation est bel et bien réel.

Il ne s’agit nullement d’une question liée à un retard dans l’impression ou l’importation, mais les éditeurs, libraires et imprimeurs en ont plus qu’assez, selon les déclarations de leurs associations, des retards à répétition dans le règlement par l’état des impayés qui frisent plusieurs milliards de dirhams dont une partie remonte à plusieurs années avec de graves conséquences pour leur trésorerie et les crédits contractés auprès des banques.

Un phénomène qui a tendance à se répéter chaque année et qui prend les élèves en otage à chaque fois, le temps que le département de tutelle s’active à régularisation, mais jamais complètement, en agitant souvent la menace de s’adresser à des éditeurs et imprimeurs à l’étranger, sans considération pour le produit national.

Cette année encore, l’arbitrage du chef du gouvernement est espéré dans l’urgence pour débloquer la situation avant le retour des vacances. L’état se décidera-t-il enfin à régler ses dettes ?

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