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Le wali de la région de l’Oriental a été appelé par le ministère de l’intérieur à prendre les choses en main pour éteindre le feu de la contestation sociale qui prévaut depuis la mort, il y a une semaine, de deux mineurs clandestins, habitués à extraire du charbon illégalement comme tant d’autres, pour survivre à Jerada..
Sans autres ressources, sans emplois, cette zone sinistrée a fini par tomber dans l’oubli depuis l’année 2000, date de fermeture des mines, pour rester à l’extérieur de la liste des priorités dans les projets de développements nationaux. Une exclusion qui peut coûter cher aujourd’hui sur le plan social. L’embrasement n’est pas loin, puisque tous les villages avoisinant Jerada ont rejoint le mouvement de protestation ce vendredi dans une manifestation plus importante que prévu avec les renforts de populations dans une colère qui fait tâche d’huile.
Accourant comme un pompier le ferait un pompier pour éteindre le feu, le wali a tenu, sur instructions du ministre de l’intérieur, des réunions avec des représentants des habitants, de la société civile, des partis politiques et des médias pour les inciter à l’apaisement et à un examen réaliste des revendications. Le wali, Mouad Jamai, envoyé en première ligne et dont c’est la première crise de cette dimension qu’il a à gérer, se trouve en posture délicate avec des promesses qu’il ne peut tenir dans l’immédiat.
D’autant plus que le chef du gouvernement n’a pas daigné se rendre dans la région, préférant rester dans la capitale our ses activités politiques.

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