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A l’heure où le Maroc vit sur fond du degré de vigilance poussé à son extrême, où les mesures de sécurité sont plus que jamais renforcées aux frontières depuis les derniers attentats en Belgique et au moment où les services d’Interpol ont alerté les autorités marocaines sur les possibles arrivées massives de terroristes fuyant les pays européens pour éviter les chasses à l’homme et les traques, la question de la sécurité du festival Mawazine est de toutes les discussions chez les fidèles habitués de l’événement du fait qu’il pourrait constituer une cible privilégiée pour les auteurs d’attentats voulant faire le plus de morts en choisissant pour cela les grands rassemblements.

S’il n’est pas question, pour l’instant, d’annuler ou reporter l’événement et si aucun artiste ne s’est désisté pour des raisons de sécurité, organisateurs et services de la sûreté nationale ainsi que les sociétés privées qui participent au dispositif sont à l’ouvrage pour optimiser les moyens sous la supervision d’un certain Mohammed Achbal, l’ancien bras droit en communication, d’Abdeslam Ahizoune, le nouveau président du festival et du comité d’organisation dont ce sera le baptême de feu.

Dans une conjoncture très délicate et au milieu de menaces pesantes, les millions de personnes attendues devront bien, cette année plus que lors des éditions précédentes se soumettre à des règles très strictes au niveau des accès aux sites jusqu’aux désagréments des fouilles corporelles.

Par Jalil Nouri

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