PARTAGER
A voir comment l’actuel chef du gouvernement a été acclamé au parlement par les membres du groupe parlementaire du PJD, l’on ne peut que miser sur l’élection le 10 décembre prochain, de Saad Eddine El Othmani, comme secrétaire général, donc numéro 1, de la formation islamique.
Il est bien loin le temps où le PJD plaidait dans l’unanimité de ses composantes pour la fin du cumul des mandats de chef de gouvernement et du parti. Aujourd’hui donc et après des débuts sans trop de dégâts du concerné en tant que chef de gouvernement et fort de sa gestion intelligente de ses rapports tumultueux avec son prédécesseur à la tête du gouvernement et du parti, Abdelilah Benkirane, El Othmani a acquis une certaine légitimité pour monter en puissance et voir sa sage stratégie être payante grâce aux nombreux soutiens dont il dispose au sein de sa formation. Le chef de file de ces soutiens n’est autre que Mustapha Ramid, ennemi déclaré de Benkirane ces derniers mois qui se méfiait de lui comme de la peste, et qui est promis à devenir le numéro 2 du parti à partir du 10 décembre, avec ses chances d’être porté à la présidence du parlement du parti du PJD, le Conseil National. Ce duo devrait enterrer définitivement l’ère du choc frontal avec le « Makhzen » décrété résolument par Benkirane.
 Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

Commentaires