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Sahara: Des experts US appellent l’Algérie et le Polisario à « se soumettre au verdict de l’histoire et de la réalité sur le terrain »

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Par Fouad ARIF

« Au moment où le Maroc fait preuve d’ouverture et de transparence pour ce qui est de la situation des droits de l’Homme et de l’évolution de son processus démocratique, on remarque à ce sujet un manque de volonté manifeste de la part de l’Algérie et du Polisario », a déclaré à la MAP Joe Grieboski, Président fondateur de l’Institut américain pour la religion et les politiques publiques (IRPP), en déplorant « les abus dont souffrent les populations parquées dans des conditions inhumaines dans les camps de Tindouf ».

Le Président de l’IRPP a, dans ce contexte, appelé les Nations Unies et le Conseil de sécurité « à mettre Alger et le Polisario face à leurs responsabilités », seul moyen, soutient-il, de « donner du sens » aux pourparlers informels sur le Sahara, dont le 8ème round se tient du 19 au 21 juillet à Manhasset, en banlieue newyorkaise, sous l’égide de l’ONU.

Dans l’absence d’une telle démarche, « et Alger et les séparatistes persisteront dans leur déni de la vérité aussi bien historique que factuelle », a-t-il dit.

Evoquant les informations faisant état d’infiltration d’éléments du Polisario en Libye pour aider les forces pro-Kadhafi à faire plier la rébellion, dont la direction politique vient d’être reconnue par le groupe de contact, Joe Brieboski fait observer que « toute intention malveillante du Polisario dans la crise libyenne le met en confrontation directe avec les Etats-Unis et les pays de l’OTAN ».

Le Plan marocain d’autonomie seule issue réaliste au conflit du Sahara

Il a, d’autre part, averti que « le manque de volonté de la part de l’Algérie et du Polisario à s’inscrire dans une solution politique de compromis en vue de la résolution du conflit du Sahara donne une ouverture à AQMI pour tisser sa toile dans la région du Maghreb et du Sahel, ce qui se traduit par « l’émergence d’une situation sécuritaire très critique pour la communauté internationale ».

« L’impasse dans laquelle se trouve la question du Sahara et la crise libyenne offre en effet à AQMI l’opportunité d’intervenir militairement et politiquement dans les pays de la région », a-t-il souligné, notant que la précarité de la situation humanitaire et des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf « constitue l’outil de recrutement parfait pour la franchise d’Al-Qaeda dans cette partie de l’Afrique du nord par lequel elle veut porter atteinte au modèle démocratique marocain ».

Il a, par ailleurs, relevé que le peuple marocain en général et les populations des provinces du sud ont voté massivement en faveur du OUI lors du référendum sur la nouvelle constitution, « au moment même où les séquestrés dans les camps de Tindouf se soulèvent pour réclamer le changement et leurs droits les plus élémentaires ».

« C’est pour toutes ces raisons, que la seule solution au conflit du Sahara est bel et bien le plan marocain d’autonomie grâce à son caractère réaliste et pratique », a estimé le Président fondateur de l’Institut américain pour la religion et les politiques publiques.

Dans une déclaration similaire, Peter Pham, Directeur du Centre Michael Ansari pour l’Afrique relevant du Think Tank américain Atlantic Council, convient que « les pourparlers informels resteront infructueux si l’Algérie et le Polisario persistent dans leur blocage systématique et dans leur déni de la réalité sur le terrain ».

« La réalité, a-t-il expliqué, est que l’écrasante majorité des Sahraouis a fait montre de sa pleine adhésion au processus démocratique du Maroc en participant, dans des proportions inégalées dans l’ensemble du Royaume, dans les différents scrutins et notamment lors du référendum sur la nouvelle constitution du 1 er juillet ».

Sur la base de ce constat, la communauté internationale « se doit désormais de faire en sorte pour améliorer la situation des populations qui dépérissent dans les camps de Tindouf au mépris des dispositions des conventions internationales pertinentes ».

Peter Pham a rappelé, d’autre part, que « mis à part la période de l’occupation espagnole, le Sahara a toujours été historiquement et dans les fais partie intégrante du Royaume du Maroc », notant qu' »au-delà de cette vérité, le Maroc est aujourd’hui un modèle de réforme pour toute la région arabe, comme en témoigne la dernière consultation référendaire ».

Un « arc d’instabilité » qui s’étend de la mer rouge à l’Atlantique

La communauté internationale, a insisté cet auteur d’essais géostratégiques sur l’Afrique du nord et la région du Sahel, « se doit de tenir compte du fait que la perduration du conflit du Sahara et de la crise en Libye, où des éléments du Polisario ont été recrutés par les forces pro-Kadhafi, est une menace pour toute la région du Maghreb qui porte le danger d’AQMI à des niveaux jamais atteints auparavant ».

Un récent rapport du centre international pour les études sur le terrorisme, qui relève du Potomac Institute, un think tank US basé à Washington, souligne que la non-résolution de la question du Sahara crée un environnement propice à la prolifération des activités terroristes d’Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique.

« Le conflit du Sahara, qui dure depuis plus de trois décennies crée une ouverture à la prolifération des activités d’AQMI qui se trouve ainsi en mesure de recruter des éléments radicaux dans les camps de Tindouf, en Algérie, compliquant davantage la viabilité d’une solution diplomatique à cette question », soutiennent les auteurs de ce rapport intitulé: « les conséquences du terrorisme: mise à jour des menaces d’Al-Qaeda au Sahel et dans le Maghreb ».

Tout en mettant en garde contre l' »arc d’instabilité » que nourrissent AQMI et la franchise d’Al-Qaeda dans la péninsule arabique dans une zone géographique qui s’étend de la mer rouge jusqu’à l’Atlantique, le document révèle que les activités terroristes d’AQMI dans le Maghreb et au Sahel ont connu une augmentation exponentielle de 558 pc depuis les attentats ayant pris pour cible les deux tours jumelles du World Trade Center, le 11 septembre 2001.

L’année 2009 a connu un pic avec pas moins de 204 attaques terroristes, note le rapport, faisant observer qu’aujourd’hui la menace d’AQMI « se maintient à des hauteurs dangereusement élevées ».

Le centre international pour les études sur le terrorisme précise en outre que sur la période allant de 2001 à 2010, la franchise d’Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique a été en mesure de mener 1.100 attentats à la bombe, meurtres, rapts et embuscades contre des cibles aussi bien locales qu’internationales, tuant 2.000 personnes et blessant 6.000 autres.

 

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