SALAH-EDDINE MEZOUAR: 5 RAISONS DE L’APPRÉCIER

SALAH-EDDINE MEZOUAR: 5 RAISONS DE L’APPRÉCIER

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Des observateurs politiques qui ne lui prédisaient pas de redevenir ministre, après son passage par les finances, sont étonnés aujourd’hui de le voir réussir à la tête de la diplomatie marocaine, là où on l’attendait le moins.

- Salah-Eddine Mezouar est connu pour réussir et se faire une place là où il passe. Diplômé en économie et finances, il a su se tracer un chemin en se faisant nommé dès l’amorce de sa carrière professionnelle comme dirigeant d’une grande entreprise de textile pour devenir par la suite président de l’association des opérateurs de ce secteur au sein de la confédération patronale, un tremplin qui le mènera à son premier poste de ministre en tant que chargé du département du commerce et de l’industrie au sein du gouvernement Jettou.

- Pour aller encore plus loin, l’homme avait besoin d’une légitimité de dirigeant politique.  Au sein du rassemblement national des indépendants, sa formation actuelle, il allait vite gravir les échelons avec la même soif du pouvoir pour finir par en prendre les rênes en s’assurant le soutien d’une grande partie des bases acquises grâce à son charisme et sa méthodologie. Son ascension ne s’arrêtera pas là puisqu’il deviendra plus tard ministre des finances à la surprises de tous, une mission  dont finalement il s’en est pas mal sorti.

- Né décidément sous une bonne étoile, notre chef de la diplomatie voit son parti s’offrir des postes au sein de l’actuel gouvernement alors qu’il se trouvait dans l’opposition. Grâce à son sens remarquable de la négociation, Mezouar finira par avoir les postes importants qu’il voulait et imposer ses choix dans le programme gouvernemental. Sûr de lui et sans crainte des critiques pour son revirement de position sur l’échiquier politique, il fait de son parti la pièce maîtresse parmi les autres alliés de la coalition aux affaires sans qui rien ne peut se décider.

- Habile, il a su se faire nommer ministre des affaires étrangères en surprenant tous les marocains après avoir donné l’impression d’être un diplomate de carrière. Jonglant avec les dossiers, réussissant plusieurs missions, il se montre très vite à l’aise dans les conférences internationales et lors des visites à caractère bilatéral. Polyglotte, on l’a vu bavarder avec les grands de ce monde, comme le président Obama et autres chefs d’états ainsi que ses homologues étrangers, qui ont trouvé en lui, un interlocuteur intéressant bien qu’il soit un novice dans ce domaine.

- Le chef de la diplomatie marocaine, Salah-Eddine Mezouar a également réussi sa vie familiale avec son son épouse tunisienne. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit aujourd’hui à la pointe du combat pour l’édification maghrébine. Bon vivant, attaché à sa culture et amateur de musique, notre ministre est très porté sur les festivals dans lesquels on le voit souvent accompagné de sa femme. Autrefois grand sportif, sa présence a été remarquée à Lisbonne lors de la finale de la dernière Coupe d’Europe des Clubs. Mais son sport favori reste le basket-ball qu’il regrette de ne plus pouvoir pratiquer. Sans doute aurait-il voulu marquer encore et encore des points dans un tout autre domaine, ambitieux comme il est.

 

Malika Naciri

actu-maroc.com

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