SALAIRES HOMMES-FEMMES : DES INEGALITES CRIANTES.

SALAIRES HOMMES-FEMMES : DES INEGALITES CRIANTES.

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Certes cet écart s’est réduit ces dernières années puisqu’il est passé de 56 % en 1991 et de 28 % en 1999 à 17 % aujourd’hui mais il reste qu’il n’est toujours pas en phase avec les nombreuses lois nationales sur l’égalité des droits entres hommes et femmes. Même lorsqu’elles exercent le même travail et assument les mêmes responsabilités qu’un homme au sein d’une entreprise, les disparités salariales sont constatées. Pour les besoins de cette étude, il a été constaté que le seul fait d’être une femme réduit à lui seul le salaire de celle-ci de l’ordre de 32,4 % en 1991, 15,4 % en 1999 et 14 % en 2007. Cette différence ne s’expliquerait pas uniquement par la différence des compétences professionnelles des hommes et des femmes mais en grande partie par des facteurs sociaux. La faible valorisation des aptitudes productives des femmes par rapport aux hommes y est pour beaucoup et à caractéristiques égales (éducation, formation, expérience professionnelle, période travaillée…), les femmes sont lésées de manière injuste au niveau salarial par rapport à leurs homologues masculins. D’autres critères entrent en jeu  pour atténuer ces disparités comme les liens familiaux, les réseaux, l’activité politique, civique ou syndicale ainsi que le niveau socioéconomique…tous ces éléments peuvent concourir de manière subjective dans le sens d’une augmentation de la rémunération de la femme au sein d’une entreprise. Ceci laisse penser que le clientélisme reste de mise quand il s’agit de déterminer le montant du salaire.

 

Ces disparités salariales sont plus flagrantes dans le secteur primaire, notamment au niveau agricole, allant jusqu’à 105,2 % alors qu’elles sont de 63,8 % dans le secteur secondaire et de 23,2 % dans le tertiaire, faisant des femmes rurales une entité encore plus affectée par le phénomène en comparaison avec leurs homologues urbaines. Avec des lois appropriées ou pas, une volonté politique ou en son absence, l’écart continuera d’exister et cette tendance universelle n’est pas le propre des salariées marocaines, à la différence que les disparités sont moins criardes dans certains pays à caractéristiques socioéconomiques similaires. Le taux d’analphabétisme plus élevé chez les femmes que les hommes accentue davantage ces écarts de salaires au sein des couches les plus défavorisées élargissant encore plus le fossé des inégalités sociales avec les lourdes conséquences  que l’on peut deviner.

 

Jalil Nouri pour actu-maroc.com  _________

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