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Dans un récent entretien accordé à  un magazine féminin arabe, la chanteuse marocaine établie au Caire et considérée par certains comme une diva, a frappé fort en invoquant les raisons qui l’empêchent de se produire au festival Mawazine. Il s’agit, on peut le deviner, de raisons purement financières, dit-elle, et ce, au moment où sont dévoilés les noms des artistes arabes au programme de la prochaine édition et leurs cachets, qui dépassent de très loin, ceux des artistes marocains.
Or, Samira Said estime qu’il y a deux poids deux mesures et une « ségrégation » devant laquelle elle refuse de se plier. A chaque contact avec les organisateurs dit-elle, ils lui proposent de l’inviter dans le cadre de la programmation marocaine du festival pour lui offrir un cachet moindre, ce qu’elle refuse à chaque fois. Allant plus loin, elle se considère comme une star internationale et revendique donc ce statut pour exiger de faire partie de la programmation internationale au même titre que les artistes libanais, émiratis ou égyptiens. Et de conclure à demi-mots sur sa déception de voir les organisateurs de Mawazine de dépasser ce genre de mesquineries et de considérer chancun des artistes à sa juste valeur sur le marché et non de résonner en termes de nationalité.

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