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Ségolène Royal, ministre française de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, s’envolera jeudi 4 février à Ouarzazate à l’occasion de l’inauguration par le roi Mohammed VI du parc solaire géant Noor-1, a appris Atlasinfo.

Outre Mme Royal, la délégation française comprendra le député républicain Luc Chatel, président du Groupe d’amitié France-Maroc à l’Assemblée nationale, et le sénateur socialiste David Assouline, vice-président du Groupe d’amitié France-Maroc au Sénat.

Noor-I d’une capacité de 160 MW constitue la première phase d’un méga-projet qui sera suivie de Noor-II et III, et verra naître à Ouarzazate le plus grand complexe solaire thermodynamique (CSP) du monde doté d’une capacité de 580 megawatts.

Le complexe exploitera l’énergie solaire au moyen de la technologie CSP, qui contrairement aux panneaux photovoltaïques traditionnels utilise des miroirs concentrant la lumière du soleil et la convertissant en chaleur de 400 degrés Celsius afin de créer de la vapeur qui à son tour fait tourner une turbine qui produit de l’électricité.

Le Maroc a récemment rehaussé son ambition en énergies renouvelables, la portant à 52% du mix énergétique d’ici 2030. Il se positionne de ce fait à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique.

Le plan solaire Noor, à travers le développement de centrales solaires de 2.000 MW d’ici 2020, devrait générer des investissements de plus de neuf milliards de dollars et permettre une économie annuelle des émissions de gaz à effet de serre équivalente à 3,7 millions de tonnes de CO2. Au-delà, ces indicateurs atteindront des niveaux encore plus importants.

Cinq sites ont ainsi été présélectionnés près de Ouarzazate, Midelt, Laâyoune, Boujdour et Tata, pour accueillir les projets multi-technologies Noor. De nouveaux sites sont en cours de qualification, grâce à l’Atlas Solaire développé par Masen (Agence marocaine de l’énergie solaire). La construction et l’exploitation de ces centrales se veulent intégrées et s’accompagnent d’un soutien actif et engagé au développement socio-économique des zones d’implantation.

En 2009, à l’Initiative du roi Mohammed VI, le Maroc a lancé un plan ambitieux, Noor, pour le développement intégré de l’énergie solaire au Maroc, plaçant la sécurité d’approvisionnement, la disponibilité de l’énergie ainsi que la préservation de l’environnement au cœur de ses objectifs. Masen a alors été créée en mars 2010.

Depuis, le processus de convergence de la politique énergétique du Royaume a établi Masen comme unique entité en charge du pilotage des énergies renouvelables, notamment solaires, éoliennes et hydroélectriques. Ces nouvelles prérogatives font de Masen l’acteur majeur du secteur des énergies renouvelables.

Cette réorganisation a pour objectif d’appuyer l’ambition nationale en matière de développement des énergies renouvelables, en ligne avec l’objectif de porter la part des ressources renouvelables dans le mix électrique national de 42% en 2020 à 52% en 2030.

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