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Sit-in à Rabat pour dénoncer l’abandon par la garde civile espagnole de subsahariens au large des côtes marocaines

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Lors de ce sit-in, organisé par un collectif de 57 associations de différentes régions du Maroc, les participants ont scandé des slogans dénonçant les pratiques racistes dont ont fait usage les autorités espagnoles à l’égard des immigrés subsahariens.

Les manifestants ont également dénoncé les procédés barbares de la garde civile espagnole à l’encontre des immigrés africains, appelant le gouvernement d’Espagne à « revoir » son approche vis-à-vis de la question de l’immigration.

Ils ont de même dénoncé les pratiques des autorités espagnoles aux points de transit de ou vers l’Europe, où la police espagnole fait usage de la violence physique contre des citoyens marocains.

S’exprimant à cette occasion, le président de l’association « Bessma », Abdelfatah Zehrach, a souligné, au nom des associations présentes, que ce sit-in reflète une indignation populaire aux agissements inhumains du gouvernement espagnol en ce qui a trait aux immigrés.

Et d’ajouter, dans une déclaration à la presse, que le peuple marocain condamne les agissements inhumains du gouvernement espagnol à l’égard de « nos frères africains ».

Pour sa part, Belmaalem Touhami, du Centre Marocain des Droits de l’Homme, a affirmé que ce mouvement de protestation émane de la conviction du peuple marocain de la dimension africaine du Royaume, eu égard à l’histoire et le destin communs.

Plusieurs membres de la communauté marocaine établie en Espagne, outre des étudiants africains résidant au Maroc ont pris part à cette manifestation.

Le gouvernement du Royaume du Maroc avait condamné vigoureusement l’abandon par la garde civile espagnole, de huit immigrés subsahariens au large des côtes marocaines, dans un état de santé critique, soulignant dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, avoir « pris note avec regret et étonnement de ce comportement inhumain, en totale contradiction avec le respect de la dignité humaine et les droits de l’homme, ainsi qu’avec les accords bilatéraux conclus entre les deux pays en matière de gestion des flux migratoires et qui reflète en réalité la propension raciste qui marque les interventions de la garde civile espagnole ».

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