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La situation que vivent actuellement les milliers de syriens fuyant la
guerre et qui tentent par tous les moyens d’obtenir l’asile dans
certains pays européens, toujours réticents à les accueillir mais qui
ont lâché du lest depuis la diffusion à l’échelle mondiale de la photo
d’un enfant syrien mort noyé au large des côtes turques au cours d’une
traversée.

Alors que de nombreux textes de loi entourant la question de l’octroi
du statut d’exilé dans le royaume sont perdus dans le circuit
législatif et alors qu’une campagne sans précédent de régularisation
de milliers de migrants en situation irrégulière, dont des syriens, a
constitué un geste fort de la part du royaume. Ce dernier n’a toujours
pas répondu favorablement aux demandes des autres syriens arrivés sur
le territoire et demandeurs d’asile après avoir fui la guerre.

Cette situation a pris une nouvelle tournure quand le roi Mohammed VI
a affirmé dans son dernier discours que le Maroc resterait un pays
d’accueil et non un pays d’asile, ce qui a refroidi bon nombre de
membres de cette communauté aux abois. Bon nombre d’entre eux veulent
tenter, pendant que les pays européens sont provisoirement plus
accueillants, une traversée périlleuse, mais leur projet de la
dernière chance demeure incertain en raison du manque de ressources
financières pour payer les passeurs. Entre temps, ils n’ont d’autre
choix que de continuer à mendier par familles entière aux abords des
mosquées, des ronds points et des marchés pour pouvoir survivre au quotidien.

Par Jalil Nouri

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