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Les algériens ont tous été pris de stupeur et d’une colère compréhensible en abordant la nouvelle année. Comme jamais au paravent tout le long de leur histoire, ils sont confrontés depuis le premier janvier à une hausse des prix généralisée et imprévue qui pousse déjà une grande partie d’entre eux au désespoir devant ce qui les attend comme privations. Tout ou presque est devenu inabordable en ce début d’année, qu’il s’agisse des carburants, des produits de première nécessité, des transports,des loyers, des impôts et des taxes avec un relèvement de la TVA, en attendant la suite des mauvaises nouvelles; car l’état ne compte pas s’arrêter là. Et pour cause, le déficit de ses caisses a littéralement doublé qui le pousse à programmer un programme d’austérité, qui, à sa seule évocation, promet les pires heures du quotidien des algériens.
Depuis plusieurs jours, les forces de l’ordre sont sur le qui-vive en prévision de grandes manifestations d’où la violence n’est pas exclue, surtout que les syndicats ont déjà montré leur nervosité depuis l’adoption de la réforme des retraites avec l’annulation du système des départs anticipés. Toutes ces données combinées ne laissent aucune place au doute pour indiquer qu’effectivement toutes les conditions sont réunies pour que l’Algérie, soit exposée cette année, selon les observateurs, à un cycle de troubles et à une explosion sociale de grande ampleur dès le début de cette année.

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