PARTAGER

Alors que son ancien secrétaire général et sage parmi les sages, Ismael Alaoui,  a fait une sortie tonitruante en affirmant que son parti était visé par un complot politique dans le cadre d’embrouilles, le Parti du Progrès et du Socialisme a reçu ce week-end le feu vert de son comité central pour rester au gouvernement, confirmant la position du secrétaire général et ministre limogé, Nabil Benabdellah, qui avait affirmé un peu plus tôt que des signaux avaient été envoyés en haut lieu pour ce maintien. Un maintien qui, il faut le noter, risque de voir les postes occupés par le PPS, changer de main, notamment au niveau du portefeuille de l’habitat, de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et la politique de la ville, détenu par le même Benabdellah avant sa disgrâce et un ministère convoité par d’autres formations, dont le RNI.

Sans conditions et pressé de proposer des candidats avant que la guerre des postes ministériels ne fasse rage dans ses rangs et de dépasser cette crise, le PPS n’en continue pas moins à croire qu’il a été choisi, en raison du parcours chaotique de son chef, comme victime expiatoire et pour donner l’exemple, par cette sanction inédite dans l’histoire du pays.

Sans oser demander ouvertement le pourquoi de cette lourde sanction pour son image, le parti n’ira donc pas garnir les bancs de l’opposition, pour leur préférer la continuité au gouvernement, le temps que se dissipent les orages de la disgrâce.

 

Par Jalil Nouri

Actu-maroc.com

Commentaires