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C’est ce qui s’appelle ne pas apprécier l’attente inutile et ne pas reporter à demain ,ce que l’on peut faire le jour même. Quelques jours seulement après s’être doté d’une nouvelle direction en la personne de Nizar Baraka, le parti de l’Istiqlal multiplie les signaux pour montrer sa disponibilité naturelle à intégrer le gouvernement au premier remaniement ministériel venu.

Après l’ère de l’ancien secrétaire général Hamid Chabat qui ne s’est pas fait prié pour quitter, avec fracas, le gouvernement Benkirane, voici l’heure d’un Nizar Baraka qui ne se fera pas prier pour y entrer avec les honneurs et un maximum de portefeuilles. Du reste, ce dernier, ne s’est jamais caché de ces ambitions et a toujours estimé, comme ses prédécesseurs à l’Istiqlal, qu’il était normal, que leur formation soit de tous les gouvernements du pays.

Le reste de l’histoire s’écrira avec un Saad Eddine El Othmani, qui s’attend de devoir, à tout moment, de remanier son équipe, suite au départ de certains ministres empêtrés dans les chantiers du Rif.

Nizar Baraka qui se trouve désormais aux aguets, devra composer alors avec le nouvel homme fort de son parti, le notable et milliardaire sahraoui qui lui a facilité son élection à la tête de l’Istiqlal, en coupant les ailes de son concurrent Hamid Chabat. Ce sera alors le premier test, grandeur nature, de Nizar Baraka en tant que chef d’une formation politique considérée comme la plus ancienne sur l’échiquier.

Par Jalil Nouri

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