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Mercredi passé(13 janvier 2016), à l’Institut Supérieur de la Magistrature à Rabat, à l’initiative de la Fondation Mohamed Idrissi Alami Mchichi, s’est tenu un séminaire dédié à l’étude des différents aspects juridiques, en rapport avec le sport dans notre pays, au vu notamment de la loi 30-09 relative à l’éducation physique et au sport.
Tous les aspects, absolument tous les aspects relatifs à la question, ont été passés au peigne fin par d’éminents universitaires, spécialistes chacun dans son domaine.
Après l’exposé brillant, et ce n’est pas une surprise, du professeur Machichi consacré aux origines et l’aspect moderne du sport, posant notamment la question de la définition du concept pour ce qui est du Maroc, j’ai eu le privilège est l’honneur de traiter de la performance sportive, dans une modeste tentative d’en définir les contours et d’en unifier la compréhension.
Là n’est pas le plus important.
Les organisateurs dans un but de systématisation, ont divisé les interventions en trois axes principaux. Le premier a été consacré aux acteurs dans le mouvement sportif avec notamment le caractère commercial de l’exercice physique présenté, par Mme Asmae Abdellaoui conseillère au secrétariat général du gouvernement. L’entreprise sportive a elle été traitée par l’éminent professeur Samir Oukhlifa de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Salé, un ami de Houcine Amouta avec qui il suit souvent le football, soit dit au passage.
Le contrat sportif a été traité par la suite, par le notaire de Tanger Chakib El Alaoui qui a eu sa dose de sport dès son premier biberon, son papa ayant été un éminent enseignant et inspecteur d’éducation physique, avant d’embrasser une carrière politique.
Le second axe a été consacré à la responsabilité dans l’activité sportive. On y eu droit à un exposé brillant de Mr Abdelkebir Ablagh, Inspecteur des finances de son état, consacré au contrôle des institutions sportives.
Il y eu tout de suite après, un exposé sur la responsabilité civile par l’un des professeurs les plus en vue de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Souissi de Rabat, Si Abderahmane Cherkaoui.
On traita ensuite des fondements juridiques de l’acte répréhensibles en activité sportive par le docteur Mohamed Azzouzi avant que Si Rachid Ouadifi, l’une des chevilles ouvrières du séminaire, ne traite avec compétence, des dispositions pénales ayant trait à l’activité et au mouvement sportif, en chercheur et président de chambre à la Cour d’Appel de Rabat qu’il est.
Le troisième axe fut réservé à l’économie du sport. On y eu droit à un excellent exposé du professeur Zouhair Bounaim de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Fes, exposé qu’il a consacré aux aspects juridiques dans la formation en sport.
Le professeur Hicham Bouayad du Conseil de la concurrence traitera lui de l’appréhension du marketing sportif par le droit de la concurrence, véritablement pertinent. Juste après on eu à nous délecter d’un exposé autour d’une problématique on ne peut plus d’actualité, celle des aspects fiscaux dans le sport, par Mr Hicham Boukhlifa, cadre de la direction générale des impôts.
La dernière intervention ici, a été réservée au professeur Mohamed Said Radi cadre à la direction des assurances au ministère des finances qui a traité du champ de l’assurance, au vu des dispositions de la loi 30-09
Le séminaire a été clôturé par un rapport final réalisé et présenté par le professeur Allal Fali de la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Rabat Agdal.
Excusez moi d’avoir relaté tous ces détails mais, C’est pour moi une manière de remercier les intervenants et de reconnaître au nom de l’assistance la qualité du travail intellectuel réalisé et la profondeur des analyses.
C’est aussi une occasion d’exprimer la fierté ressentie à écouter toutes ces compétences nationales venues, dans un effort universitaire de recherche, traiter d’une activité des plus importantes. Le sport et l’activité physique.
Vous allez me demander quelle est ma conclusion? Et bien je n’irais par par quatre chemin. Si les intervenants se sont chacun en ce qui le concerne arrêtés sur les carences flagrantes de la loi 30-09, montrant ses contradictions, ses limites et ses insuffisances, ma conclusion et je ne me gêne pas de le dire est que: cette loi 30-09 est une catastrophe et il faut au plus vite la remplacer, sinon la revisiter de fond en comble.
Ce dont nous avons besoin au plus vite est d’une loi incitative qui serve de cadre au développement véritable du sport national sous tous ses aspects. Une loi cadre qui serait conçue pour encourager, encadrer, inciter à la pratique avec des engagements précis de l’État, des attributions toutes aussi précises et claires de chacun des intervenants, des dispositions pointues en matière de gestion et de gouvernance.
J’espère que la représentante du Ministère de la Jeunesse et des sports, responsable du département juridique qui a pris bonne note, en a été aussi convaincue que le reste de l’assistance et qu’elle arrivera à en convaincre ses collègues et son ministre.
En tous cas bravo et un grand merci à la fondation et dommage, dommage pour les absents, notamment les institutions sportives invitées, car concernées au premier plan…leur absence ne m’a pas étonné…mais cela est une autre paire de manches.

Et voici mon cadeau pour le week-end…C’est d’ailleurs la chanson qui a été programmée par la radio pour illustrer la chronique…Elle est et vous le savez bien de Mohamed Abdelwahab…

Par Aziz Daouda

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