Super coupe: Le FUS en quête d’un second titre continental

Super coupe: Le FUS en quête d’un second titre continental

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Par Ali Refouh

Car entre la bataille de Sfax, qui a failli tourner en défaveur des Fussistes si ce n’était la rage de vaincre des Marocains qui a changé la donne au moment opportun, et celle de Lubumbashi, les points communs ne manquent pas. Dans les deux finales, le FUS doit aller défendre ses chances loin de ses bases et en costume d’outsider.

Ainsi, comme c’était le cas contre le CS Sfax, qui était favori pour plus d’une raison: la supériorité des clubs tunisiens lors de leurs faces-à- faces avec leurs homologues marocains, les résultats des matches de la phase de poules entre les deux équipes, le résultat de la finale aller (0-0) jouée à Rabat… le FUS devra en découdre avec une équipe qui ne cesse d’envoyer des mises en garde en enchaînant les performances.

En effet, le Tout Puissant Mazembe de Lubumbashi, qui porte bien son nom au vue de ses résultats et prestations actuelles, est le vainqueur de la Ligue des champions 2010 pour la quatrième fois, la deuxième consécutive. En prenant le meilleur, en finale, sur l’Espérance de Tunis (aller: 5-0, retour: 1-1), le club congolais a signé son deuxième doublé après celui de 1967 et 1968 et est devenu la troisième équipe en nombre de victoires (4) derrière les deux formations cairotes Al Ahly (6) et Zamalek (5).

Ce visage de puissance footballistique africaine, le TP Mazembe l’a consolidé en allant braver les meilleures équipes du monde réunies au Mondial des clubs aux Emirats Arabes Unis, en décembre. Les Congolais ont ainsi pris le meilleur, avec beaucoup de panache sur les Mexicains du CF Pachuca (1-0) et les Brésiliens du SC Internacional (2-0), devenant le premier club africain a atteindre la finale, lors de laquelle ils ont cédé devant les Italiens de l’Inter Milan (3-0).

Ce parcours est de nature à donner des frissons à toute équipe s’apprêtant à affronter le TP Mazembe, sauf au FUS qui s’est forgé dernièrement la réputation de « bête noire des géants », remportant au passage son premier titre africain.

« Malgré la stature de l’adversaire, qui bénéficie également de l’avantage d’évoluer à domicile, nous croyons dur comme fer en nos chances », affirme à la MAP, Hassan Moumen, manager général du FUS, ajoutant que « tout match se décide sur le rectangle vert et selon des facteurs variables, comme l’état d’esprit des joueurs, le niveau de leur concentration, leur condition physique ce jour-là ».

Pour le technicien marocain, la recette est simple: « Tout au long du parcours africain du FUS, chacun des joueurs concentrait ses efforts juste sur le travail qui lui est confié, sans penser à la force de l’adversaire. Il faut se contenter de faire son travail comme il faut ».

Pourtant, le FUS, qui a vécu en 2010 une des années les plus fastes de son histoire (Coupe de la CAF et Coupe du Trône), ne fait pas que croire à sa bonne étoile. Cette échéance cruciale a été préparée comme il faut, que ce soit au niveau sportif ou organisationnel.

« Afin de bien préparer le voyage et le séjours de l’équipe à Lubumbashi, nous avons contacté nos frères de l’Ittihad Khemisset (Ndlr: club déjà entraîné par Moumen), qui disposent des renseignements nécessaires à ce sujet, vu qu’il s’agit du dernier club marocain à avoir fait le déplacement pour affronter le TP Mazembe », a confié Moumen, ajoutant que le départ a été programmé mardi pour avoir le temps de récupérer du long voyage (24 heures) jusqu’à Lubumbashi, en passant par Londres et Nairobi.

Sur le plan sportif, l’équipe a observé, après la fin de la phase aller du championnat national, un repos en deux périodes, dans le but de maintenir à niveau la condition physique des joueurs, a-t-il souligné, ajoutant que la préparation était soutenue et basée sur l’aspect physique.

Le FUS entamera ce nouveau défi africain avec des visages nouveaux qui ont intégré le groupe, après le départ de plusieurs autres joueurs pendant le mercato.

« Après quelque 36 matches joués en peu de temps, il était nécessaire de donner un nouveau souffle au groupe, surtout avec la présence de plusieurs joueurs en fin de carrière ou dont le contrat expire bientôt et d’autres qui ont envie de voler sous de nouveaux cieux », a indiqué Moumen.

Il a ainsi annoncé le départ, notamment, d’Ayoub El Khaliki, qui a préféré ne pas prolonger son contrat à six mois de son expiration, pour le Wydad de Casablanca et de le Camerounais Daniel Moncharé, pour une expérience professionnelle de 4 mois au club du Koweït.

Sur la liste des nouvelles recrues, a-t-il poursuivi, on trouve, entre autres, Khalid Labhij et Abderrahim Saidi du WAC, Hamid Boujar, qui jouait pour l’Ittihad libyen, Taher Doghmi du Raja de Casablanca, Youssef Abbouda du Moghreb Fès et le Congolais Gervé Batouta.

Ainsi, c’est avec une nouvelle ossature, mais une rage de vaincre immuable que le FUS abordera ce nouveau défi et accomplira ce qu’il sait faire le plus: surprendre ses adversaires et rafler des titres. Les anciens challengers du club marocain en savent, d’ailleurs, quelque chose.

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