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Avant que le nom du président de la deuxième chambre ne soit connu demain à l’issue d’un vote qui promet des surprises, le suspense reste entier tellement ces derniers jours ont été riches en tractations , marchandages et conciliabules entre les partis.

Du moins ceux qui sont le plus concernés par cette élection, à savoir le PAM qui tente de mobiliser autour de son candidat Hakim Benchemasse et le parti de l’Istiqlal qui a choisi pour ce poste convoité l’ancien ministre de l’artisanat, Abdessamad Kayouh .
Les deux formations qui sont presque à égalité des membres au sein de cette institution ont besoin des votes en leur faveur des autres partis, chose guère aisée en raison des alliances. Surtout celle de la majorité au gouvernement qui, bien qu’elle se soit choisi un candidat du PPS pour la forme, va être le grand arbitre de l’élection.

Une raison suffisante pour le PAM pour enterrer la hache de guerre avec le premier ministre auquel le chef de ce parti a rendu visite sans prévenir alors que l’Istiqlal a sollicité les bons offices du chef du PPS pour jouer jouer au médiateur avec le même Abdelilah Benkirane. Mais alors que les paris restent ouverts, certains croient savoir que les jeux sont faits et que c’est le PAM et son candidat sortiront vainqueurs après s’être assurés l’apport des voix de deux partis de cette majorité gouvernementale, à savoir le RNI et le Mouvement Populaire qui, en l’absence de consignes strictes de la part de son chef, Abdelilah Benkirane, qui se fera un plaisir de faire tomber son rival de l’Istiqlal, au moment où ces deux formations lorgnent sur l’après-2016 en apportant au PAM, ce précieux soutien.

Par Jalil Nouri

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