SYNDICATS : PAS DE CADEAU AU GOUVERNEMENT BENKIRANE

SYNDICATS : PAS DE CADEAU AU GOUVERNEMENT BENKIRANE

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Certains pour des revendications matérielles et d’autres pour d’obscurs desseins tel que l’UGTM, le syndicat proche du parti de l’Istiqlal, parti membre de la coalition gouvernementale, faut-il le rappeler. Celui-ci a été jusqu’à boycotter le dialogue social, laissant présager ainsi qu’il ne suivra pas la logique de la solidarité avec l’équipe aux affaires. Il en est de même, fait troublant, avec le syndicat proche du PJD, l’UNTM, qui lui, a pris les devants en appelant à un mouvement au sein du ministère de la justice,
dirigé pourtant par un ministre de ce même parti. Chose d’autant plus inattendue que les employés de ce secteur ont bénéficié de nombreux avantages sous le précédent gouvernement après une série de grèves qui ont eu un coût considérable. Mais les premiers à être entrés dans cette danse et à annoncer la couleur pour les semaines et les mois prochains qui risquent d’être chauds, restent les secteurs de
l’enseignement, de la santé et des collectivités locales. A la veille de la tenue du dialogue social, le premier à se tenir sous l’ère Benkirane, tous les syndicats semblent s’être passés le mot pour faire
monter les enchères. Car au delà des revendications classiques atténuées par les dernières augmentations, se joue une autre partie très serrée: la prochaine loi sur le droit de grève, véritable test
pour le gouvernement Benkirane et qui laisse prévoir un bras de fer tendu avec des syndicats prêts à défendre bec et ongles cet acquis historique non négociable.

Pourtant, ces mêmes syndicats et surtout les plus puissants d’entre eux ont pourtant montré ces derniers temps des signes de souplesse en signant avec le patronat des accords pour l’introduction du principe de la médiation pour résoudre des conflits avant le déclenchement de grèves ainsi que d’autres mesures visant à décrisper les relations entre eux et les chefs d’entreprises affiliés à la CGEM, la
Confédération Générale des Entreprises du Maroc.

Faut-il en conclure pour autant qu’avec ces mesures et les efforts du gouvernement en matière sociale, les syndicats éviteront les épreuves de force et la paralysie de certains secteurs? Rien n’est moins sûr si
l’on tient compte du fait que ces syndicats sont eux-mêmes en perte de vitesse face à leurs bases dont le pouvoir d’achat est en baisse constante. Des syndicats qui feront tout leur possible  pour faire
diversion en affichant toute leur détermination avant et lors du prochain 1er Mai.

 

Jalil Nouri pour actu-maroc.com  _____________

 

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