Syrie: 2.900 morts dans la répression de la contestation

Syrie: 2.900 morts dans la répression de la contestation

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« Selon la liste détaillée des noms des personnes dont nous disposons, le nombre total de personnes tuées depuis le début des manifestations en Syrie dépasse les 2.900″, a déclaré à l’AFP un porte-parole du Haut commissariat, Rupert Colville.

 

Il a toutefois précisé que ce chiffre risquait d’augmenter étant donné que le nombre de personnes portées disparues « est beaucoup plus élevé ».

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a de son côté fait état de 12 nouveaux morts jeudi dans le nord-ouest du pays lors de heurts entre soldats et déserteurs.
« Sept soldats et cinq déserteurs et civils ont été tués dans des affrontements dans les villages à l’ouest de Jabal al-Zaouiya », dans le gouvernorat d’Idleb, près de la Turquie, a rapporté l’OSDH, ajoutant que 32 autres avaient été blessés, dont certains grièvement.

Des forces militaires et de sécurité, accompagnées de chars, ont pris d’assaut jeudi matin des villages dans cette région, selon l’OSDH et les comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent les manifestants.

Elles ont aussi mené des perquisitions dans la région de Deir Ezzor et à Abou Kamal, dans l’est du pays, arrêtant 29 personnes.

Par ailleurs, des forces syriennes sont entrées au Liban et ont tué un Syrien habitant dans la région de la Bekaa, près de la frontière, a indiqué à l’AFP un responsable de la sécurité.

A Dael, dans le gouvernorat de Deraa (sud), les funérailles d’un jeune homme de 17 ans se sont transformées en manifestation regroupant 15.000 personnes.

Pendant les funérailles de Bassel al-Chahadate, qui a succombé mercredi à des blessures reçues le 25 septembre, les manifestants ont notamment scandé des slogans contre le veto russo-chinois à un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU condamnant Damas pour la répression.

Les militants pro-démocratie restent déterminés à obtenir la chute du régime du président Assad: ils ont appelé sur Facebook à manifester de nouveau vendredi sous le slogan « le Conseil national syrien (CNS) est notre représentant, à moi et à toi et celui de tous les Syriens ».

Le CNS, l’instance représentante de l’opposition, doit d’ailleurs se réunir samedi au Caire, notamment pour se doter d’une direction, a indiqué jeudi à l’AFP Burhan Ghalioun, figure historique de l’opposition et responsable provisoire du CNS.
« La nomination officielle du responsable du CNS ne va pas tarder », a-t-il précisé.

Né fin août à Istanbul, le CNS réunit la majorité des courants politiques opposés au régime de Bachar al-Assad, notamment les Comités locaux de coordination, les libéraux, la confrérie des Frères musulmans, interdite de longue date en Syrie, ainsi que des partis kurdes et assyriens.

Dans une vidéo postée sur You Tube, une grande figure de l’opposition Riad Turk, 71 ans, a apporté son « soutien au Conseil national syrien ».
« Nous appelons toutes les forces de la Révolution à s’unir autour du slogan de la chute du régime pour établir un régime démocratique civil », a dit cet opposant historique, détenu pendant plus de 20 ans dans les geôles syriennes.

Vendredi, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU doit de son côté passer en revue la situation des droits fondamentaux en Syrie à travers son Examen périodique universel (EPU), procédure à laquelle tous les membres des Nations unies doivent se soumettre.
« Dans le cadre de l’EPU, nous appelons tous les Etats à dénoncer la gravité, l’étendue et la nature systématique des violations des droits humains liées à la répression du mouvement de protestation largement pacifique en Syrie », a déclaré à l’AFP Philippe Dam, de l’organisation Human Rights Watch.
Selon des analystes, le pouvoir syrien a confié un rôle de premier plan à ses milices civiles, les chabbiha, pour mater l’insurrection.

Après l’échec mercredi, en raison du veto russo-chinois, du projet de résolution condamnant Damas, l’Union européenne prévoit de nouvelles sanctions contre une banque commerciale syrienne pour la fin de la semaine prochaine.

Il s’agit, selon des diplomates européens, de la Commercial Bank of Syria, déjà sanctionnée en août par les Etats-Unis pour son financement présumé de la production de missiles syriens et d’armes non conventionnelles.

 

AFP_____________________

 

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