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Syrie: Assad sûr de sa victoire, appel à une enquête sur les crimes de guerre

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Pour sa part, l’Union européenne (UE) a décidé de prolonger pour trois mois le régime de sanctions contre la Syrie et de fournir un soutien plus important pour protéger les civils.

Sur le terrain, la bataille fait rage près des aéroports d’Alep dans le nord du pays, les rebelles s’emparant lundi d’un barrage militaire sur la route menant à l’aéroport international, selon une ONG syrienne, et les loyalistes bombardant les zones insurgées dans le secteur.

Se montrant tout aussi inflexible qu’au début de la révolte, le président Assad a affirmé avoir la « certitude » de pouvoir gagner la guerre, des propos tenus devant des hommes politiques libanais et repris lundi par un quotidien pro-syrien à Beyrouth.

« Nous sommes convaincus que l’avenir nous appartient (…). La Syrie a la volonté de vaincre le complot », a déclaré M. Assad selon le journal as-Safir.
« Nous avons la certitude de gagner », a-t-il dit soulignant les « exploits politiques et militaires » du régime. « Cela ne veut pas dire que tout est réglé, nous avons encore beaucoup à faire en politique et dans le combat contre les groupes terroristes extrémistes », a-t-il ajouté.

Le régime de Bachar al-Assad assimile les rebelles à des terroristes et les accuse d’être financés et soutenus par l’étranger, en particulier par l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie. En 23 mois, le conflit a fait 70.000 morts selon l’ONU.

Le président syrien a également affirmé que les « fidèles » à son régime « représentaient la majorité absolue des Syriens », soutenant que le corps diplomatique syrien était resté « inébranlable » pendant deux ans, malgré « les millions de dollars » offerts aux ambassadeurs et aux consuls. Quatre hauts diplomates, dont deux ambassadeurs, avaient fait défection en 2012, ainsi que de nombreuses personnalités politiques et militaire, dont un ex-Premier ministre.

violences A Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont prolongé jusqu’à la fin du mois de mai les sanctions contre Damas, lesquelles ont été amendées afin de « fournir un soutien non létal plus important et une assistance technique pour la protection des civils ».

Les ministres ont discuté également lors de leur réunion de l’opportunité d’une levée de l’embargo sur les armes à destination des insurgés.

Devant l’horreur des violences qui ont fauché la vie à 70.000 personnes et poussé à l’exode des centaines de milliers de réfugiés, Mme del Ponte, a affirmé à Genève qu’il était temps de « mettre en route la justice » internationale à propos des crimes de guerre.

« Nous suggérons la Cour pénale internationale », a-t-elle dit en présentant un nouveau rapport de la commission qui dénonce l’escalade des crimes de guerre commis aussi bien par le régime que les rebelles.

Selon elle, « il est incroyable que le Conseil de sécurité de l’ONU n’ait pris aucune décision » depuis deux ans.

L’ex-procureur a rappelé que la commission avait dressé une liste, gardée secrète, des responsables de crimes de guerre en Syrie.

Selon le nouveau rapport de la Commission d’enquête, créée en 2011 et qui n’a jamais pu se rendre en Syrie, le conflit « réduit également à néant toute la structure sociale complexe du pays », « met en danger les générations futures et menace la paix et la sécurité dans toute la région ».

Le rapport condamne les deux protagonistes pour les crimes de guerre, tout en soulignant que le camp gouvernemental reste le principal responsable de ces atrocités.

Lundi, les rebelles se sont emparés d’un barrage militaire sur la route de l’aéroport international d’Alep, dans le cadre de la « grande bataille des aéroports » dans la zone, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui s’appuie sur un réseau de militants et de médecins à travers le pays.

L’armée syrienne a affirmé de son côté qu’elle se préparait à « nettoyer » dans les prochaines 48 heures la zone tenue par les insurgés, tandis que des combats se poursuivaient dans le secteur.
Le 12 février, les rebelles ont lancé « la bataille des aéroports » dans la région d’Alep, pour tenter de neutraliser le principal atout du régime, sa puissance de feu aérienne.

Huit membres des services de renseignement syriens ont péri dans une attaque contre leur barrage à Nabek, dans la province de Damas, selon l’OSDH qui a fait état en outre de bombardements sur la ville de Daraya, théâtre de violents combats depuis trois mois.

Enfin le régime de Damas a évalué à 11 milliards de dollars les dégâts occasionnés aux infrastructures syriennes, par les actes de sabotage.

AFP

 

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