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Syrie: des combats sporadiques au coeur de Damas avant l’examen d’un texte à l’ONU

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La Russie, alliée indéfectible du régime syrien, s’est dite prête à soutenir une déclaration appuyant la mission de l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan, à condition que celle-ci ne constitue pas un « ultimatum ».

Sur le terrain, les troupes poursuivaient leurs opérations, provoquant la mort d’au moins 29 civils, tandis que des combats sporadiques ont opposé à l’aube des soldats de l’armée régulière aux déserteurs de l’Armée syrienne libre (ASL) au coeur même de Damas, selon des militants.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a qualifié d' »intolérable et inacceptable » la situation en Syrie, ajoutant qu’elle était devenue « l’un des problèmes les plus perturbants et les plus préoccupants pour la communauté internationale ».

La France a proposé au Conseil de sécurité une déclaration –une prise de position adoptée par consensus qui a moins de poids qu’une résolution– Moscou et Pékin ayant déjà opposé leur veto à toute résolution condamnant la répression menée par le régime du président Bachar al-Assad.

Il s’agit d' »obtenir une cessation des violences dès que possible, un cessez-le-feu, ensuite permettre l’accès de l’aide humanitaire (…) et poursuivre le processus politique car on ne peut pas confisquer l’aspiration démocratique du peuple syrien », a expliqué le chef de la diplomatie française, Alain Juppé.

S’il adopte cette déclaration, le Conseil s’engage à « considérer des mesures supplémentaires », non précisées, si les propositions de médiation de M. Annan ne sont pas mises en place sous sept jours.
Le texte appelle le président Assad et l’opposition à « appliquer totalement et immédiatement » le plan de règlement en six points proposé par M. Annan à Damas, qui prévoit notamment l’arrêt total des violences.
Les analystes ont vu un léger signe de détente, la Russie ayant appelé Damas à « accepter immédiatement » un cessez-le feu quotidien pour faciliter l’aide humanitaire aux civils.
A l’issue d’une rencontre entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le chef du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Jakob Kellenberger, Moscou a aussi « souligné la nécessité d’assurer l’accès du CICR à toutes les personnes détenues en Syrie à la suite des actions de protestations ».
Paris et le département d’Etat américain ont noté une évolution positive de la position russe.
En milieu d’après-midi, la situation était normale dans le centre de la capitale, après que des tirs étaient entendus à l’aube sur la place Arnous à Damas, et dans les quartiers de Barzé et de Qaboun, en périphérie.
La circulation dans les rues adjacentes à la place des Abassides, (les rues de Bagdad, Qoussour et Tijara) était dense du fait que des ruelles menant à des bâtiments gouvernementaux étaient coupées à la circulation par des barrages et des sacs de sables, a constaté l’AFP.
Dans la province de Homs (centre), 21 civils dont trois enfants, ont été tués par des balles et des tirs de roquettes. Un civil a été tué à Hama, plus au nord, également par des tirs de mitrailleuse et une dizaine de personnes ont été blessées dans plusieurs quartiers de la ville, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Au nord, dans la province d’Alep, un homme a été tué par un franc-tireur, et quatre civils ont été abattus dans la région d’Idleb (nord-ouest).

Dans la ville portuaire de Lattaquié, un homme a péri en prison. Dans la province de Deir Ezzor (est), un homme est mort touché par un tir des forces gouvernementales qui menaient des perquisitions.
Un soldat a été tué par des rebelles à l’aube dans la région de Deraa (sud), et un déserteur a péri à Idleb.

Lundi, 51 personnes avaient trouvé la mort, dont 22 civils, 21 membres des forces de l’ordre et huit rebelles, selon l’OSDH.

L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé pour la première fois de graves violations des droits de l’Homme commises par l’opposition syrienne armée.
« La stratégie brutale du gouvernement syrien ne peut justifier les abus commis par les groupes d’opposition armés », a affirmé Sarah Leah Whitson, directrice de l’ONG pour le Moyen Orient, dénonçant des exactions commises pour des motifs confessionnels.

Depuis le 15 mars 2011, la répression par le régime d’Assad de la contestation populaire a fait, selon l’OSDH, plus de 9.000 morts.

Depuis lundi, les cinq experts mandatés par Kofi Annan sont en Syrie pour négocier la mise en place d’une mission d’observation dans le but de faire cesser ces « tueries ».

de son côté, le Trésor américain a annoncé que le chef de ses programmes de sanctions, David Cohen, se trouvait au Moyen-Orient pour « discuter des sanctions internationales contre l’Iran et la Syrie ».

Enfin, Damas a dénoncé les attentats coordonnés dans plusieurs villes d’Irak qui ont fait au moins 44 morts mardi, y voyant la même « main meurtrière » que celle derrière les récents attentats à la voiture piégée qui avaient fait des dizaines de morts et de blessés samedi à Damas et dimanche à Alep.

AFP__________

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