Syrie: deux policiers tués, le pouvoir cherche le contact avec l’opposition

Syrie: deux policiers tués, le pouvoir cherche le contact avec l’opposition

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« Deux policiers ont été tués dans l’après-midi par des hommes armés non identifiés à Kafar Batna, dans la province de Damas, alors qu’ils effectuaient une patrouille », a indiqué l’agence officielle Sana qui ne donne pas plus de détails sur les assaillants ou les circonstances de l’attaque.

 

Par ailleurs, Samira al-Masalma, rédactrice en chef du journal gouvernemental Techrine, a indiqué à l’AFP avoir « pris contact avec certains intellectuels en désaccord avec le régime pour organiser un dialogue afin que chacun puisse exprimer ses opinions sur les réformes politiques et les libertés publiques et que les autorités en prennent connaissance ».

Elle a précisé avoir appelé notamment deux écrivains de renom, Fayez Sara et Louaï Hussein, des anciens prisonniers d’opinion, qui ont accepté cette initiative.

Techrine est un des trois quotidiens officiels avec al-Baas et as-Saoura et les responsables sont nommés directement par le pouvoir.

Interrogé par l’AFP, Louaï Hussein a affirmé qu’il s’agissait « d’un projet embryonnaire pour créer des canaux de liaison entre des gens en dehors du pouvoir et d’autres proches du pouvoir ».

Il a cependant souligné qu’il ne parlait pas au nom du peuple. « Mon rôle est d’oeuvrer pour préserver le droit de manifester de manière pacifique », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Mazen Darwiche, directeur du centre syrien pour les médias et la libre expression, a affirmé que cette initiative avait obtenu « le feu vert des autorités ».
« L’idée d’un dialogue (…) est utile mais la rue a déjà une longueur d’avance sur les élites politiques. Le pouvoir doit se dépêcher de prendre les devants face aux demandes de la rue », a-t-il dit.

Par ailleurs, pour éviter une contagion du mouvement, le président Bachar al-Assad a reçu mercredi des représentants de Hassaké, une région à majorité kurde du nord-est du pays où, pour la première fois, des manifestations ont eu lieu vendredi.
« Ils ont évoqué les demandes des habitants de cette région », affirme Sana. Le chef de l’Etat avait annoncé la création d’une commission chargée d’examiner la situation dramatique de quelque 300.000 Kurdes qui se sont vus refuser depuis un demi-siècle la nationalité syrienne.

Les autorités avaient annoncé jeudi des mesures pour calmer la rue, en créant notamment une commission sur la loi d’urgence dont l’abrogation est l’une des principales revendications des protestataires, mais cela n’a pas empêché les manifestants de poursuivre leur mouvement.

A Deraa (sud), fief de la contestation, les habitants ont observé mardi une grève générale, selon un militant des droits de l’homme, qui a requis l’anonymat.

En revanche, l’appel à des manifestations mardi dans le pays ne semble pas avoir été suivi.
Le mouvement de contestation a appelé à d’autres rassemblements jeudi devant les sièges du parti Baas, au pouvoir, et a convié ses partisans à défiler vendredi dans toute la Syrie. Il s’agira du quatrième vendredi où les Syriens sont appelés à manifester face à l’absence de libéralisation du régime.

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) a affirmé que 123 personnes avaient été tuées entre le 18 mars et le 1er avril en Syrie. L’ONG se base sur une liste nominative établie par le Damascus center for human rights studies, organisation affiliée à la FIDH.

Des dizaines de personnes ont par ailleurs été arrêtées à travers le pays depuis le 15 mars, selon des militants des droits de l’Homme.

Sept militants des droits de l’homme, arrêtés récemment, ont été libérés, a annoncé l’avocat Khalil Maatouk.

AFP_________________________

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