Syrie: la violence redouble à un mois de la présidentielle

Syrie: la violence redouble à un mois de la présidentielle

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Ces frappes sont survenues au lendemain de la mort d’au moins 100 personnes, dont près de 80 civils, dans un double attentat à la voiture piégée dans un quartier pro-régime à Homs (centre), revendiqué par des rebelles jihadistes.

Cette escalade survient à un mois de la présidentielle du 3 juin que le président Bachar al-Assad est sûr de gagner. Qualifié de « farce » par l’opposition, le scrutin se tiendra dans les seules zones tenues par le régime.

La Russie, alliée de M. Assad, a exprimé son inquiétude face à « des niveaux inégalés de violence ces derniers jours contre la population civile », en imputant l’escalade aux « groupes armés illégaux ».

A Alep, la deuxième ville du pays dévasté par plus de trois ans de guerre, au moins 10 enfants et 8 adultes ont péri dans deux raids aériens sur une école du quartier d’Ansari, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Des militants sur place ont transmis une vidéo montrant une rangée de corps d’enfants dans des sacs gris, dont certains ensanglantés.

Plus au sud, à Homs, le bilan du double attentat de mardi dans un quartier à majorité alaouite –confession de M. Assad– est monté à 100 morts, l’attaque la plus meurtrière dans cette cité depuis le début du conflit qui a fait en trois ans plus de 150.000 morts.

 

- « Qu’ils connaissent un peu l’enfer » -

 

Le Front al-Nosra, la branche officielle d’Al-Qaïda en Syrie, a revendiqué l’attaque. « C’est pour qu’ils connaissent un peu de l’enfer que nos frères ont connu », a-t-il indiqué dans un communiqué, en référence aux civils tués dans les assauts de l’armée qui tente de reprendre les derniers bastions rebelles de Homs.

Le Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef) fustigé a dans un communiqué « l’escalade » des « attaques contre des écoles et d’autres objectifs civils qui ont fait des dizaines de morts et de blessés parmi les enfants », malgré « tous les appels à cesser ce cycle fou de violences ».

Dans la province d’Alep, cinq combattants du Front al-Nosra se sont fait exploser contre une série de positions des forces du régime et des miliciens qui leurs sont alliés, faisant « des dizaines de morts et de blessés », a indiqué l’OSDH, en précisant que de violents combats s’en sont suivis.

L’escalade des attaques rebelles et la multiplication des tirs sur Damas « est un message des rebelles à Assad qu’il n’y aura pas de zones sûres pour la tenue du scrutin », selon Rami Abdel Rahmane, chef de l’OSDH.

A la veille de l’expiration du délai pour le dépôt des candidatures pour la présidentielle, le chef du Parlement a annoncé six nouveaux candidats, soit au total 17 postulants, tous des inconnus à l’exception de M. Assad, qui devrait être réélu pour un 3e septennat. Ce dernier avait succédé à son père Hafez mort en 2000.

 

- Crise humanitaire -

 

Avec la crise humanitaire qui s’amplifie -près de la moitié des habitants ont fui leur foyer- un nouveau camp a été inauguré en Jordanie, à l’est d’Amman, pour accueillir des dizaines de milliers de réfugiés supplémentaires. « C’est probablement le plus grand camp de réfugiés au monde », a dit un responsable de l’ONU.

A New York, la patronne des opérations humanitaires de l’ONU Valerie Amos a quant à elle constaté l’échec des efforts pour améliorer la livraison des secours aux Syriens, en faisant état « de 242.000 syriens assiégés » par les combats dont seulement 10% ont reçu de l’aide.

Déclenché en mars 2011 par une contestation populaire violemment réprimée, le conflit s’est transformé en une guerre opposant le régime à des déserteurs aidés par des civils armés et des jihadistes venus de l’étranger. Il s’est complexifié avec des combats entre rebelles et jihadistes.

Dans un rapport annuel du département d’Etat, les Etats-Unis, qui appuient la rébellion, ont mis en garde contre l’apparition d’une « nouvelle génération de terroristes » en Syrie, où la guerre attire des milliers de combattants étrangers venus se battre contre le régime, appuyé de son côté par des milices chiites comme le Hezbollah libanais.

Et le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a estimé mercredi que la décision des Occidentaux de renoncer à une intervention militaire en Syrie en 2013 après une attaque chimique dévastatrice avait été une « erreur » qui a affaibli leur position face à la Russie.

 

AFP

 

 

 

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Photo envoyée par Nassira

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