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Les Etats-Unis s’inquiètent d’une éventuelle offensive armée du régime syrien à Alep, avec le soutien de la Russie, qui violerait le cessez-le-feu en Syrie. Les combats se sont intensifiés autour de cette ville du nord de la Syrie, où plusieurs factions rebelles combattent les troupes du président Bachar al-Assad. Le premier ministre syrien Waël al-Halqi a prévenu dimanche que le régime et ses « partenaires russes » étaient prêts à lancer une offensive pour reprendre la ville.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a appelé hier son homologue russe Sergueï Lavrov pour lui faire part de son inquiétude, a rapporté aujourd’hui un porte-parole du département d’Etat américain, Mark Toner. « Nous sommes très très inquiets de la récente intensification des violences. Y compris d’actions qui violent à notre avis la cessation des hostilités » du 27 février, a-t-il déclaré.

Le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, et le groupe Etat Islamique ne sont pas concernés par la trêve conclue sous les auspices des Etats-Unis et de la Russie. Or Alep abrite différentes factions rebelles et Washington s’inquiète d’un éventuel assaut du régime contre Al-Nosra qui frapperait aussi des factions rebelles plus modérées, engagées dans le cessez-le-feu.

Ces opérations militaires risquent de faire s’effondrer le fragile cessez-le-feu, deux jours avant la reprise des négociations de paix à Genève, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). L’OSDH s’est lui aussi inquiété aujourd’hui du fait que des djihadistes d’Al-Qaïda, alliés à des rebelles, étaient à l’offensive dans le nord, le centre et la région côtière de la Syrie, mettant eux aussi en danger la trêve.

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