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Syrie: l’ONU n’est plus en mesure de compter les morts, offensive près de Damas

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Face à une contestation qui réclame le départ du président Bachar al-Assad, des dizaines de milliers de Syriens ont manifesté à travers le pays, selon les médias officiels, pour en revanche apporter leur soutien au régime qui se targue de l’appui de son peuple pour en finir avec la crise.

Les autorités refusent de reconnaître l’ampleur de la contestation lancée il y plus de dix mois et affirment lutter contre « des gangs terroristes à la solde de l’étranger » qui attaquent les civils et les militaires dans le pays, se disant déterminées à s’en débarrasser.

Elles ont dans ce contexte fortement restreint la liberté de circulation aux journalistes étrangers, et les sources d’informations dans le pays sont rares, fournies principalement par les militants anti-régime.

Devant cette situation, la Haut Commissaire aux droits de l’Homme Navi Pillay a affirmé à New York que l’ONU avait « des difficultés » d’obtenir désormais un bilan fiable car « certaines zones sont totalement fermées » dans le pays.

Elle a expliqué que le bilan des morts en plus de dix mois de répression dépassait les chiffre des 5.000 fourni début décembre par l’ONU. « C’est davantage maintenant ». Mais « 5.000 et plus est un chiffre énorme qui devrait vraiment inciter la communauté internationale à agir d’urgence ».

En janvier, un autre responsable de l’ONU avait fait état d’au moins 400 morts supplémentaires depuis le début le 26 décembre de la mission controversée des observateurs arabes.

Néanmoins à New York, le Conseil de sécurité de l’ONU reste divisé.

Les ambassadeurs des pays membres du Conseil de sécurité attendaient la venue prochaine du secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi, avec l’objectif d’un exposé dès lundi sur le plan arabe pour résoudre la crise, selon des diplomates.

Ce plan, rejeté en bloc par le régime syrien, prévoit un transfert du pouvoir de M. Assad à son vice-président et un départ, à terme, du chef de l’Etat « de manière pacifique ».

Européens et pays arabes travaillent à mettre au point un projet de résolution basé sur ce plan, mais se heurtent à l’intransigeance de la Russie, proche alliée de Damas opposée à toute décision hostile au pouvoir syrien.

Mettant à profit ces divisions, le régime poursuit sans répit ses opérations militaires pour venir à bout de la révolte qui ne faiblit pas.

Les forces syriennes ont ainsi lancé une offensive contre la ville de Douma, à 20 km de la capitale Damas, que les soldats déserteurs avaient brièvement prise le 21 janvier après des affrontements avec l’armée, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’OSDH a en outre fait état d’accrochages violents entre déserteurs et soldats dans la province de Deraa (sud) faisant « quatre morts et cinq blessés dont un officier » parmi les forces régulières.

L’armée, qui avait lancé mardi une vaste offensive contre Hama (centre) pour faire plier cette ville rebelle, a pris position à la périphérie de certains quartiers au lendemain de leur bombardement à l’artillerie lourde, toujours selon la même source. La situation y était tendue mais calme.

A Damas et dans d’autres villes du pays, des dizaines de milliers de personnes, brandissant des drapeaux de la Syrie et des portraits de M. Assad, ont manifesté pour dire leur refus de toute ingérence étrangère dans les affaires de leur pays, selon les médias.

« Jamais un peuple dirigé par Bachar ne sera vaincu » ou encore « nous sommes tous Bachar, tous des révolutionnaires », criaient les protestataires à Damas.

A l’opposé et comme toutes les semaines, les militants pro-démocratie ont appelé à manifester en masse vendredi sous le slogan « le droit à l’autodéfense » face à la répression, sur leur page Facebook « Syrian Révolution 2011″.

Mercredi, 15 personnes ont été tuées en Syrie, dont un prêtre à Hama et le président de la section locale à Idleb (nord-ouest) du Croissant-Rouge syrien. L’opposition et le pouvoir se sont mutuellement accusés de leur mort et la Croix-Rouge internationale a réclamé une enquête.

Le mouvement de contestation risque de se transformer en conflit armé avec les craintes de guerre civile exprimées notamment par l’ONU.

L’opposant Abdel Halim Khaddam, ancien vice-président, a accusé M. Assad, issu de la communauté musulmane alaouite, minoritaire en Syrie, d’appliquer un plan de « partition » du pays « qui vise à créer une guerre confessionnelle ».

AFP____________

 

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