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Comme une traînée de poudre , l’information de la mise en liquidation judiciaire de la seule raffinerie du royaume, la Samir, a vite fait le tour de la ville de Mohammedia qui l’abrite et crée un vent de panique sans précédent parmi sa population. Il faut dire que parmi les 3000 employés de cette entreprise qui a croulé sous les dettes de plusieurs centaines de milliards en raison d’une mauvaise gestion et du laxisme de l’état qui n’a pas prévu cette fin tragique, une grande majorité vivent dans cette cité balnéaire accueillante, et continuent à se battre pour y rester et préserver leurs emploi alors qu’ils n’ont pas perçu leurs salaires depuis bientôt dix mois. Pire encore, ils sont convaincus de n’avoir que peu de chances de récupérer leur dû et leurs indemnités, avec le mince espoir toutefois de voir l’état venir à leur secours en confiant la raffinerie, jadis étatique avant sa privatisation ratée, à un nouvel opérateur plus sérieux et plus transparent dans sa gestion, que l’actuel propriétaire, le milliardaire saoudien Al Ammoudi, à l’origine des problèmes sociaux vécus par des milliers de familles menacées d’expulsion de leurs domiciles et de déchéance.

La fermeture de la « Samir » est déjà vécue par ses anciens employés comme la pire des catastrophes que la ville s’apprête à vivre après en avoir frôlé bien d’autres dans son histoire, mais d’ordre écologique.

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