Témoignages de passagers sur l’attentat qui a fait 36 morts à l’aéroport...

Témoignages de passagers sur l’attentat qui a fait 36 morts à l’aéroport Atatürk

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Trois hommes ont ouvert le feu et se sont fait sauter, mardi soir, à l’aéroport Atatürk.


Attentat à Istanbul : "Il a regardé pour voir si quelqu'un allait l'arrêter"
« J’ai entendu des coups de feu et c’était la panique. » Après le triple attentat-suicide qui a fait au moins 36 morts, mardi 28 juin, à l’aéroport international d’Istanbul (Turquie), des témoins ont raconté des scènes d’horreur.

« J’attendais mon vol pour Tokyo et, soudain, plein de gens se sont enfuis et je les ai suivis », a expliqué une Japonaise, Yumi Koyi. Des tirs ont retenti, ainsi que des explosions. « Tout le monde était couvert de sang et de morceaux de corps. J’ai vu des impacts de balles sur les murs », témoigne une ressortissante allemande, Duygu.

« Il marchait comme un prophète »

« Il y a eu une énorme explosion, très forte, raconte Ali Tekin, qui attendait un passager dans le hall. Le toit s’est effondré. A l’intérieur de l’aéroport, c’est terrible, c’est méconnaissable, les dégâts sont énormes. » Un photographe de l’AFP a vu des corps recouverts de draps dans l’aérogare, jonché de bagages abandonnés.

Certains passagers affirment avoir vu certains des assaillants. « Il avait une écharpe rose, une veste courte et avait caché un fusil, selon une femme, Oftah Mohammed Abdullah. Il l’a sorti et a commencé à tirer sur les gens. Il marchait comme un prophète. »

Paul Roos, un Sud-Africain de 77 ans, décrit l’un des kamikazes, qui « tirait au hasard » dans le hall des départs du terminal international, d’où il devait rejoindre Le Cap avec sa femme après des vacances dans le sud du pays. « Il tirait sur n’importe quelle personne qui se trouvait sur son chemin. Il était entièrement habillé de noir. Son visage n’était pas masqué. J’étais à 50 mètres de lui, raconte-t-il.

« Il a commencé à avancer vers nous »

« Nous nous sommes réfugiés derrière un comptoir, mais j’étais debout et je l’ai regardé. Deux explosions ont retenti à peu d’intervalle. A ce moment-là, il avait arrêté de tirer, poursuit Paul Roos. Il s’est retourné et a commencé à avancer vers nous. Il tenait son arme à l’intérieur de sa veste. Il a regardé nerveusement autour de lui pour voir si quelqu’un allait l’arrêter et puis il a descendu l’escalator. (…) On a entendu de nouveaux coups de feu puis une autre explosion, et après c’était fini. »

Un autre témoin de l’attaque a déclaré à la chaîne NBC qu’il avait vu un policier ceinturer un des kamikazes et le plaquer au sol avant que celui-ci ne fasse exploser sa bombe.

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