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Sans aucune coordination et sans mot d’ordre commun, les mouvements de contestations se multiplient depuis quelques jours à des degrés divers et pour des motifs qui ne sont pas éloignés, laissant craindre une propagation incontrôlée comme une traînée de poudre qui ouvrirait la voie à un nouveau « Printemps Arabe ».
Ce sont les réformes et les difficultés économiques qui sont à l’origine de ces soubresauts sans grande gravité pour le moment mais qui augurent mal des prochains mois.
Au Maroc, c’est l’annonce de la fin de la gratuité de l’enseignement dans les écoles publiques ainsi que l’entrée en vigueur de la réforme des régimes des retraites considérée comme pénalisante pour les adhérents des caisses qui poussent les syndicats à envisager un programme chargé de grèves après l’arrivée du nouveau gouvernement en 2017.
Plus dangereuse est la situation en Algérie qui vit ses premiers affrontements avec des manifestations contre la même réforme mais dont la pierre d’achoppement reste la fin d’un privilège, celui de la retraite proportionnelle alors que sur un autre plan, les problèmes de l’enseignement continuent d’agiter le pays auxquels il faut ajouter l’austérité qui sévit depuis peu.
Enfin en Tunisie, la tension est grandissante en raison du refus du gouvernement d’accorder des augmentations de salaire, avec des mouvements de protestation et des grèves au moment où le pays tente d’attirer les investisseurs. L’austérité qui sévit depuis peu. Enfin en Tunisie, la tension est grandissante en raison du refus du gouvernement d’accorder des augmentations de salaire, avec des mouvements de protestation et des grèves au moment où le pays tente d’attirer les investisseurs.

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