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Les renseignements marocains ont fourni à leurs homologues espagnols de précieuses informations qui leur ont permis de dépister deux cellules actives dans les banlieues de la ville catalane.

Les services de renseignement marocains ont permis à l’Espagne d’éviter le pire. Selon Assabah, dans son édition du mardi 1er décembre, une équipe de la Direction de surveillance du territoire (DST) participe activement à des opérations sur le terrain, dans les banlieues de Barcelone, pour démanteler une cellule terroriste dangereuse dont les membres projetaient de commettre des attentats similaires à ceux qui ont secoué Paris il y a quelques jours. Le journal précise ainsi que les services marocains ont fourni à leurs homologues espagnols des informations précises qui font état des mouvements suspects de ce groupe. Aussitôt, le niveau d’alerte a été relevé à son plus haut niveau dans toute la région de Catalogne et particulièrement dans les villes frontalières avec la France.

Les renseignements fournis par les services marocains ont permis de pister deux cellules. La première s’active entre la France, l’Espagne et la Belgique. La seconde, quant à elle, agit entre les banlieues de Barcelone et le Nord du Maroc. Les mouvements de ces réseaux ont levé le voile sur le recrutement et le déploiement de milliers de jihadistes, après les opérations aériennes de la coalition internationale contre les positions de l’ »Etat islamique ». Et le journal de souligner que nombre de ces présumés jihadistes, repérés grâce à la coordination entre les services de renseignement des deux pays, sont des Espagnols d’origine marocaine. Il est donc fort probable, en déduit le quotidien, que des informations émanant des services marocains soient derrière l’état d’alerte décrété à Barcelone par Jorge Fernandez Diaz, ministre de l’Intérieur espagnol. «La Catalogne et sa capitale Barcelone font face à une menace terroriste imminente», avait d’ailleurs déclaré ce dernier à la presse suite à l’arrestation, la semaine dernière, de trois personnes accusées de recruter des jeunes pour Daech.

A noter que le ministre espagnol, dans une réponse à une question parlementaire, a affirmé que les deux services, marocain et espagnol, coopéraient étroitement, dans un climat de confiance et d’entraide, pour lutter contre le terrorisme jihadiste.

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