PARTAGER

La très longue parenthèse réservée par le roi Mohammed VI dans son discours à l’occasion de la commémoration de la « Marche Verte » à la situation humanitaire catastrophique dans les camps de Tindouf en Algérie et les mauvais traitements infligés aux dizaines de milliers de séquestrés, laisse présager une offensive diplomatique du Maroc pour inciter la communauté internationale à réagir face àce drame humain.

Le blocage des négociations sur le Sahara menées sous l’égide de l’ONU est en effet responsable de la dégradation des conditions de vie de cette population prise en otage, comme les images des dernières inondations l’ont montré.

Mais il y a d’autres raisons qui inquiètent le Maroc déterminé à mettre fin à leur calvaire. Après les scandales de dilapidation et de détournement des aides internationales, des donateurs comme l’Union Européenne ont décidé de couper les robinets pour mettre fin au trafic des responsables du Polisario et leurs complices parmi les gradés algériens.

De plus, cette diminution ou gel de l’aide internationale vient au mauvais moment qui voit l’Algérie en prise à de grosses difficultés financières la poussant à couper les vivres aux camps se souciant du seul appui militaire aux séparatistes.

Les séquestrés se trouvent ainsi doublement pris en otage à savoir privés de liberté et de vivres aggravant au pus haut point cet état de fait qui prévaut depuis 40 ans et pour lequel le royaume alerte l’opinion publique internationale en rejetant cette situation humanitaire dramatique sur l’Algérie.

Par Jalil Nouri

Commentaires