TOURISME: LE BLUES DES HOTELIERS

TOURISME: LE BLUES DES HOTELIERS

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Les hôteliers interrogés dans le cadre de ce « Survey » estiment en effet pour 43% d’entre eux que les ventes ont sensiblement baissé alors que les tarifs affichés n’ont guère augmenté et qu’ils auraient même sensiblement baissé. Cette stagnation se serait répercuté, de l’avis unanime, sur l’emploi qui aurait accusé à son tour une quasi inexistence d’opportunités pour cette même période. Ces tendances risquent malheureusement de perdurer, au moins jusqu’à la fin de ce troisième trimestre, alors qu’une légère embellie semble se dessiner pour les trois derniers mois de l’année , mais pour deux ou trois destinations comme Marrakech, Agadir Tanger ou Fes qui tirent leur épingle du jeu en affichant des taux de fréquentation des hôtels forts honorables.

 

Mais les hôteliers et sans le dire ouvertement semblent vouloir signifier au ministère de tutelle, leur mécontentement suite au retard enregistré par ce dernier dans la publication de la feuille de route pour une stratégie de gestion de crise au titre de l’année 2010, ce qui aurait pu amortir le choc. Il faut savoir à cet effet, que les opérateurs du secteur hôtelier plaident en effet depuis l’année dernière pour un allègement des taxes et des impôts pendant tous les exercices correspondant au chevauchement de la saison d’été avec le ramadan.

En revenant avec ce cheval de bataille, les professionnels de l’hôtellerie pensent qu’ils parviendront à faire plier le ministère des finances afin qu’il réponde en favorablement à leurs doléances. Du reste, ce n’est pas sans arrière-pensée qu’il brandisse la menace sociale avec le gel des recrutements pendant toute cette période, si ce ne sont pas d’autres mesures déjà appliquées lors de crises précédentes, comme le chômage forcé du personnel avec des réductions de salaires drastiques ou bien des licenciements purs et simples avec des promesses de réembauche sans lendemains.

Enfin et pour rajouter de l’eau à leur moulin, les hôteliers réclament ouvertement une intervention énergique de l’état pour les protéger des autres formules d’hébergement qui leur causent, estiment-ils le plus de préjudices et qui les attaquent frontalement, à savoir les ryads, les résidences touristiques, l’hébergement chez l’habitant.  Tout un débat.

Le ministre de tutelle, qui est directement interpellé par cette situation, a bien du pain sur la planche et une marge de manœuvre bien étroite pour apporter autant de réponses en urgence d’autant plus que cette situation de morosité risque de s’installer pour au moins trois encore avec de très rares éclaircies..

Jalil Nouri

 

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