Transport : Grogne chez les chauffeurs de taxis

Transport : Grogne chez les chauffeurs de taxis

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Les chauffeurs des taxis de Fès multiplient les sit-in depuis quelques temps et bloquent la circulation routière pendant plusieurs heures, notamment devant le siège de la wilaya de Fès. Ils protestent entre autres contre l’anarchie qui gangrène le secteur et, selon eux, le laisser-aller des autorités locales sur la question du transport clandestin et l’octroi du permis de conduire sans la supervision des représentants du secteur et l’insécurité.

Mais la goutte qui a fait déborder le vase selon de nombreux chauffeurs de taxi est l’imposition d’une visite médicale plus coûteuse. «Le chauffeur de taxi est appelé aujourd’hui à appliquer les lois le concernant, notamment celles inscrites dans le cadre du Code de la route et a par ailleurs des devoirs à respecter, mais il ne bénéficie pas de droits comme le reste des employés d’autres secteurs, confie Said Bahri, président de la coopérative des taxis Al Ouahda. Le responsable associatif précise aussi que «le chauffeur de taxi n’a ni couverture médicale, ni retraite, tout en étant exposé à divers risques dans l’exercice de son métier. Aujourd’hui, on nous impose une visite médicale qui coûte entre 400 et 500 DH, alors qu’auparavant on payait près de 100 DH».

Il appelle aussi à une réorganisation sérieuse du secteur et à revoir le contrat modèle instauré entre le chauffeur et le propriétaire de l’agrément. «Nous dénonçons le système d’attribution des agréments et des permis de conduire. Nous ne pouvons plus accepter la non-implication des représentants du secteur dans son organisation», martèle-t-il. À noter que ce secteur compte actuellement quelque 2.400 chauffeurs de taxi, représentés par huit centrales syndicales, à savoir l’Union marocaine du travail, la coopérative Al Ouahda, la coopérative Taxico, le Syndicat national des chauffeurs de taxis, le Syndicat populaire des salariés, l’Union nationale du travail, l’association Al Badil et l’association Al Maouada. Il faut signaler que les protestataires prévoient d’autres sit-in et réclament l’intervention des autorités locales pour écouter leurs doléances.

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