Tripoli assiégée par les rebelles : Le régime d’El Gueddafi s’effondre

Tripoli assiégée par les rebelles : Le régime d’El Gueddafi s’effondre

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A entendre son discours «téléphonique» hier, on est tenté de croire, hélas, que le «Guide»  mégalo, a choisi la solution du pire. Alors que le monde entier retenait son souffle et attendait, enfin, un éclair d’humanité et de lucidité, El Gueddafi a plutôt appelé à «ouvrir les stocks d’armement» pour défendre son territoire. «Nous ne nous rendrons pas. Nous n’abandonnerons pas Tripoli aux occupants et à leurs agents», s’écriait-il dans un message retransmis à la télévision. Dans sa folie meurtrière, le colonel a appelé ses partisans résiduels à «marcher sur Tajoura par dizaines de milliers pour le purger des agents des colonisateurs». «Aujourd’hui, il faut prendre le dessus à Tajoura. Je crains, si vous les laissez, qu’ils vont détruire Tripoli», suppliait-il.

Son ton menaçant trahit la peur d’un homme au milieu d’un cercle de feu et qui sait sa fin imminente. Pour cause, le bastion du régime d’El Gueddafi est désormais acculé dans ses derniers retranchements à Bab Al Azizia. Des foules de rebelles, drapés de leur emblème et agitant des kalachnikovs, paradaient hier en début de soirée dans plusieurs quartiers de Tripoli, dont Tajoura, Sidi Khelifa et Souk El Jomaâ après avoir mis hors d’état de nuire les troupe d’ El Gueddafi.
De l’ouest, arrivaient par camions des centaines de rebelles, stationnés à Djebel Nefoussa, sous les acclamations d’une foule joyeuse qui les accueillaient à Tripoli. Il y avait certes des accrochages très violents et peut être même des centaines de morts, mais les scènes de liesse populaire  sentaient le parfum de la liberté et de l’indépendance. C’est que l’offensive de Tripoli, lancé samedi soir, avait tous les ingrédients d’un moment historique malgré son côté tragique. Hier en fin de journée, le quartier populaire de Tajoura, situé dans la banlieue est de Tripoli et qui tenait à cœur au «Guide», était sous contrôle des rebelles de même que celui de Souk El Jomaâ.

Des insurgés, participant aux combats à Tripoli, se sont infiltrés dans la capitale en arrivant par la mer de l’enclave côtière de Misrata, à 200 km à l’est, selon un porte-parole de la rébellion. «Nous espérons que d’ici demain (aujourd’hui), Tripoli sera tombée entre nos mains», a déclaré à l’AFP un chef militaire rebelle, Abdelhakim Belhaj.
«Nous nous attendons à la victoire pour cette nuit», a déclaré pour sa part le représentant du CNT aux Emirats arabes unis, Aref Ali Nayad, ajoutant que la rébellion avait «formellement demandé à l’Otan  une plus grande implication des hélicoptères d’assaut Apache dans les combats».

Les rebelles ont également pris dans leur avancée le contrôle d’une caserne, située au «kilomètre 27», où ils se sont emparés d’armes et de munitions.  Ils ont en outre libérés les détenus politiques de la grande prison «Maya», située non loin de la caserne.  
Des milliers de volontaires  qui se feront un malin plaisir de donner un coup de main aux rebelles et aller régler ses comptes à El Gueddafi et les hommes de son régime.
Le monarque sans couronne vit-il ses derniers jours au palais de Bab El Azizia après 42 ans de règne ? C’est défoncer une porte ouverte en disant que  la Libye pourrait même se réveiller aujourd’hui ou demain sans  son «Guide», mal éclairé… Et elle regardera très bien l’horizon et son avenir.

 

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