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Le phénomène du viol de filles souffrant de troubles mentaux, bien que nouveau ou peu connu, prend ces jours-ci des proportions alarmantes. En l’espace d’une semaine, l’opinion publique a été révoltée d’apprendre que trois cas avaient été enregistrés en différents points du pays.

Tout a commencé avec l’affaire du viol de Zineb dans un autobus de Casablanca par une bande de délinquants, suivie de celle d’une autre jeune fille décédée des suites de son viol et enterrée ar ses bourreaux près de la ville de Nador dans le nord du pays, pour que ce cycle infernal se termine provisoirement, par celui d’une petite fille de 12 ans, également aliénée mentale, dans la région de Taroudant, non loin d’Agadir. Cette série noire s’est déroulée au moment où était présenté un rapport à l’Onu démontrant que 80 % des femmes ou filles souffrant de problèmes psychiques sont régulièrement violentées à travers l’ensemble du pays, ce qui donne à la question de la violence faite aux femmes et au manque de protection contre ces actes, une double dimension inquiétante. En résumé, cette problématique se situe à trois niveaux, d’abord les violences dont sont victimes les femmes dans la société, leur vulnérabilité par manque de protection et l’aggravation de cette vulnérabilité dans le cas des malades et handicapées. L’on découvre ici toute l’inanité de la législation et du retard pris par le pays en la matière. Normal que toute la société en appelle à un sursaut.

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