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Après la démission du ministre de la jeunesse et des sports, Mohand Laenser, suite à son impossibilité à cumuler sa fonction avec celle de la région de Fez-Meknes qu’il vient de remporter, le chef du gouvernement est désormais dans l’obligation de procéder à un léger remaniement ministériel , le troisième de son mandat depuis sa prise de fonction, il y a quatre ans.Pour garder l’équilibre de sa majorité gouvernementale déjà secouée par des alliances contre-nature lors des dernières élections communales et régionales, le chef du gouvernement gardera le même nombre de postes pour chaque partie, alors que se dessinent déjà les principaux changements qui seront opérés dès le lendemain de l’Aid après validation par le chef de l’état.

Il y a lieu de noter tout d’abord le départ annoncé du ministre de l’intérieur , Mohammed Hassad , pour raisons personnelles, est-il avancé et son remplacement par un autre technocrate après qu’il ait réussi l’organisation des dernières élections. L’autre partant évoqué plus haut, Mohand Laenser, aurait déjà accordé sa préférence pour sa succession à son directeur de cabinet, Sekkouri, créant au passage avec ce coup de force, une nouvelle crise au sein de son parti. Le PJD pour sa part aura à choisir un remplaçant son ministre des relations avec le parlement et la société civile, Abdelaziz Omari, qui sera resté à son poste trois mois seulement et ce, en raison de son souhait de se consacrer à son nouveau mandat de maire de la ville de Casablanca et dont le successeur sera à coup sûr un membre de cette formation.

Enfin, le dernier changement concernera des permutations entre plusieurs ministres, objet de discussions actuellement.

Par Jalil Nouri

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