TSUNAMI A CASABLANCA : UNE SEMAINE APRES

TSUNAMI A CASABLANCA : UNE SEMAINE APRES

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Pour l’heure, c’est au plus urgent qu’il faut parer en cette rude saison d’hiver en venant en aide de toute urgence à ces milliers de familles qui n’ont même plus le strict minimum décent, logés à la hâte sous des abris de fortune comme les tentes, parqués dans des lieux incertains, affamés, dévêtus…une véritable honte pour une ville qui se targue de réunir les plus grandes fortunes du pays, ses plus grandes banques, ses plus belles artères et vitrines, insultante par cette richesse indécente devant une telle misère et un tel désespoir.

Pire encore, quand au plus fort de ces inondations dramatiques quelques familles folles de rage ont osé se plaindre et demander secours, certes sans y mettre des gants et pour cause, une partie d’entre elle à été tabassée et embarquée dans des commissariats sous divers prétextes ajoutant à leur détresse et injustement, des peines d’emprisonnement et de lourdes amendes sous le prétexte fallacieux d’atteinte à l’ordre public.

Quel gâchis et quel déception quoique. A plusieurs reprises, Actu-Maroc et bien avant ce drame s’est fait l’écho des graves problèmes que connait Casablanca au niveau des défaillances chroniques de ses infrastructures, de ses accès improbables, de l’état de ses chaussées et ses trottoirs, de son manque de propreté, de sa pollution ambiante, de ses routes défoncées, de ses canalisations obstruées …autant de tâches noires  qui dénotent avec le clinquant de ses tours et son projet futuriste de tramway.

les casablancais se doivent aujourd’hui de demander des comptes, de parler d’une seule voix, de s’élever contre l’incompétence et le jmenfoutisme des gestionnaires de la ville qui doivent démissionner s’il leur reste un tant soit peu de dignité, de courage et de respect pour ces citoyens qu’ils représentent et qui leur ont fait confiance en toute naïveté ou par d’autres procédés innommables pour prendre en charge la marche d’une ville qui se veut la vitrine du Maroc.

Il ne faudra pas oublier ce qui vient de se passer et bloquer la route aux prochaines consultations à toutes ces personnes qui ne tiennent pas leurs promesses d’un meilleur cadre de vie, plus sûr dans toutes les acceptations du terme. Et dire que ce sera à ces victimes de payer la lourde et colossale facture de ce qui vient de se passer.

 

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